L’article « «Plus » ou « mieux » d’institutionnalisation ? Leçons tirées des institutions latino-américaines de participation citoyenne » interroge l’opposition entre une institutionnalisation « plus forte » et une institutionnalisation « de meilleure qualité » des dispositifs de participation citoyenne. À partir du cas latino-américain, il montre que la seule formalisation juridique ne garantit ni leur durabilité ni leur impact, et met en évidence l’écart fréquent entre cadres légaux ambitieux et effets politiques limités.
L’institutionnalisation est analysée comme un processus multidimensionnel combinant formalisation, ancrage politique, professionnalisation et engagement social. L’étude comparative des initiatives populaires, du budget participatif et des assemblées citoyennes souligne le rôle central de l’ancrage politique : sans soutien des acteurs du pouvoir et mobilisation sociale, les dispositifs restent souvent symboliques.
L’article conclut que l’institutionnalisation par le droit ne constitue pas une solution miracle au renouveau démocratique, et propose un cadre d’analyse pour comprendre les conditions d’efficacité et de pérennité de la participation citoyenne.
