Cycle Concertation et Numérique

Le cycle Concertation & Numérique

L'Institut de la concertation et de la Participation Citoyenne et le GIS Démocratie et Participation ont mis en place un "Cycle Concertation et Numérique", suite à un Groupe d'échange de pratiques organisé en avril 2015 par l'Institut sur le thème "Concertation et Numérique : vers l'extension du domaine de dialogue".
Dans cette démarche « les acteurs en recherche » se réunissent pour co-construire des questionnements et identifier des éléments de réponse. Entre apports théoriques et expériences de terrain, comment construire une grille de lecture susceptible de favoriser l’identification de bonnes pratiques et de participer à la construction des questionnements de recherche ?
Pour apporter des éléments de réponse à ces questions nous organisons un cycle d’ateliers autour des usages du numérique dans la concertation. De nombreuses idées préconçues et simplificatrices circulent sur le numérique, tant chez les chercheurs que les praticiens. Les discours d’accompagnement doivent être déconstruits pour réintroduire de la complexité dans l’analyse. Si le numérique paraît offrir des opportunités pour permettre à un maximum de citoyens de participer, il risque également de rajouter une nouvelle barrière d’entrée dans la participation, de superposer fracture civique et numérique et d’éloigner encore plus certains publics. Comment objectiver les apports réels du numérique dans la concertation ?
Nous avons décidé de poser deux questions :

  • Le numérique favorise-t-il l’inclusion des citoyens ?
  • Le numérique favorise-t-il l’encapacitation des citoyens en améliorant leur capacité à se faire entendre dans les dispositifs participatifs ?

Sixième séance

La prochaine séance aura lieu le 3 juillet 2018 à 13h45 à la Halle civique Superpublic, 4 rue la Vacquerie, 75011 Paris, sur le thème "Participation numérique, données personnelles & RGPD"

Pour s'inscrire c'est ici !

Dans le prolongement des séances précédentes, nous aurons le plaisir d’avoir une introduction thématique et la proposition par un chercheur d’une grille d’analyse regroupant quelques points de vigilances pour orienter la discussion de cas d’études en atelier avant un temps de partage collectif.

A l’heure de l’application du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) qui mobilise l’attention de l’administration et du monde économique dans son ensemble, les acteurs de la concertation et de la participation citoyenne ne peuvent faire l’économie d’une réflexion sur les données numériques qu’ils recueillent, stockent et analysent. Quels sont les principes à respecter d’un point de vue réglementaire ? Quelles sont les bonnes pratiques à suivre pour que les citoyens soient en confiance avec les outils qui leur sont proposés ?  

Cette séance se tient en partenariat avec « l'Observatoire des civic tech & de la démocratie numérique » porté par le think tank Décider Ensemble. 

 

Programme :

 

13h45-  Accueil des participants. Clément Mabi et David Prothais

14h- Présentation liminaire de la CNIL sur les enjeux du RGPD (intervenant à confirmer)
14h30- Présentation de la grille d’analyse par Julien Rossi, chercheur à l’UTC Compiègne.

14h50- Répartition des participants en ateliers autour d’une série de retours d’expérience :

  • La startup « civictech » Bluenove qui porte une plateforme participative
  • La startup « civictech » Open Source Politics qui porte une plateforme participative
  • Le groupe SNCF Réseaux, maître d’ouvrage de nombreuses concertations

16h30- Restitution collective

17h Clôture

Quatrième séance

Cette séance a eu lieu le 8 novembre 2017 à Grenoble, sur le thème : "Internet et la logique du nombre". Le compte-rendu sera prochainement disponible.

Présentation de la séance : Les pratiques numériques, en particulier les usages des réseaux sociaux, accordent une place importante au "nombre" : on compte son nombre de followers sur Twitter, de subscribers sur YouTube, de likes, de commentaires, de partages, sur sa page Facebook... autant d'éléments quantitatifs dont le web est parsemé et que nos regards croisent en permanence, comme de potentiels indicateurs de la qualité de l'information qui nous est présentée, ou tout au moins de son intérêt ou de sa notoriété.

L'omniprésence de ces nombres affectent-elles les pratiques numériques qui touchent au fonctionnement de notre démocratie ? L'impact d'une pétition en ligne est-il comparable à celui d'une pétition papier, d'une manifestation dans la rue, ou même d'un référendum, si non pourquoi ? Le vote en ligne, dans la mesure où il serait offert à l'échelon local ou national, aura-t-il un effet sur les taux d'abstention ?  Comment résoudre l'injonction contradictoire entre ouverture au plus grand nombre et sécurisation des dispositifs (donc forcément mise en place de critères, de procédures d'inscription...) ?

La légitimité des outils numériques de mobilisation, de sondage ou de prise de décision, les pratiques qu'ils suscitent, et leur perception par les pouvoirs publics seront au coeur des interrogations de cet atelier "Concertation et numérique".

Intervenants :

- Tatiana  De Feraudy,  Chercheure Fabrique Urbaine  à l'Institut du développement durable et des relations internationales

- Pascal Clouaire,  adjoint à la démocratie locale  de la Ville de Grenoble    & Pierre-Loïc Chambon, directeur de projet démocratie locale à la Ville de Grenoble, sur les questions du vote en ligne, de sa sécurité, de sa légitimité à l'échelle de la collectivité

- Pablo Sànchez Centellas,  EPSU, sur  le droit d'initiative citoyenne européen et la campagne right2water

- David Prothais, Eclectic Experience, sur l'exemple des outils numériques d'un débat public sur la 3ème ligne de métro de Toulouse.  

Cinquième séance

La cinquième séance a eu lieu le vendredi 26 janvier 2018 à Nantes sur le thème "La démocratie numérique est-elle une affaire de prestataires ?".

Le développement de la démocratie participative s'est accompagnée du déploiement progressif d'une "ingénierie de la participation" qui prend la forme d'une standardisation des outils et des méthodes pour "faire participer" les citoyens. Elle a favorisé l'émergence d'une myriade de consultants qui mettent leurs compétences au service des collectivités et viennent co-élaborer les dispositifs avec les agents. L'objectif de l'atelier sera d'interroger sera d'interroger la réalité et les contraintes de ce type de collaboration dans le contexte de la participation via les outils numériques. Comment la collectivité aborde-t-elle la dimension technique de ces dispositifs ? Faut-il mieux externaliser leur conception ou favoriser des développements internes pour en maîtriser le process ?  Quelles compétences mobiliser pour les animer tout au long de la démarche, mais aussi pour en analyser et en restituer les résultats ?

De 14h à 17h30, à la Mairie centrale de Nantes, 29 Rue de Strasbourg, 44000, salle Aristide Briand (Bât Rosmadec 1er étage (accès PMR). 

Avec les interventions de :

  • Maxime Sourdin, Chargé de mission Grand Débat Transition Energétique au Pôle Animation Développement Durable Climat à la Direction Energies Environnement et Risques de Nantes Métropole
  • Olivier Doutrelot, responsable du pôle projets de Paris Numérique à la Ville de Paris
  • Thibaut Dernoncourt, Directeur Conseil chez Cap Collectif

Troisième séance

La troisième séance a eu lieu le 22 mars 2016 à Marseille (de 14h à 17h30 au medialab Marseille, 18 rue Colbert 13001 Marseille), sur le thème de l’inclusion par le numérique dans les dispositifs participatifs.

A l’heure où le recours au numérique semble se développer au sein de dispositifs de concertation (consultations sur les projets de loi sur la République Numérique et sur la biodiversité, budgets participatifs de Paris et de Grenoble, débats publics de la Commission Nationale du Débat Public, site de Madame la Maire de Paris…), la question de l’apport concret des outils numériques, dans leur grande hétérogénéité, se pose avec d’autant plus d’acuité. Leur intérêt réside-t-il dans leur capacité à inclure de nouveaux publics, ou à améliorer la qualité de la délibération, c’est-à-dire la qualité et la diversité des paroles recueillies ? Dans quelle mesure, ou plus précisément dans quelles conditions, participer en ligne peut-il contribuer à renforcer les modalités de co-construction d’un projet ou d’une politique publique ? Quelles sont les bonnes pratiques en la matière ?
Ces questions ont été mises en perspective par Magali Nonjon, Maître de Conférences en Science Politique à l’IEP d’Aix en Provence.
Elles ont été illustrées par des études de cas :

  • La mobilisation des habitants des quartiers en difficulté de Marseille autour de l’amélioration de leur cadre de vie : les projets NoaillesTousIci et Mérou (Médiatisation des Rénovations Urbaines) – UrbanProd (Julien Coclet)
  • Le numérique dans les budgets participatifs (budgetparticipatif.info - Gilles Pradeau
  • Sites internet participatifs & réseaux sociaux dans le cadre des débats publics sur les grands projets d’infrastructures – Eclectic Experience (Sofia Aliamet)

Le numérique dans les budgets participatifs (budgetparticipatif.info - Gilles Pradeau)

Sites internet participatifs & réseaux sociaux dans le cadre des débats publics sur les grands projets d’infrastructures (Eclectic Experience - Sofia Aliamet)

Pour terminer la séance un temps d’échange collectif a été organisé afin de faire émerger une série de bonnes pratiques et identifier les principaux défis que posent une mobilisation par et sur le web réussie.
Animateurs : David Prothais – Eclectic Experience & Magali Nonjon – Sciences Po Aix.

Deuxième séance

Concertation et numérique : Mobiliser par et sur le web à Paris, le 10 novembre 2015 (Compte-rendu plus bas)

Lorsque l’on met en place une consultation mobilisant des outils numériques, l’un des enjeux majeurs est la mobilisation de publics et l’animation de la participation sur la plateforme. Le web notamment peut jouer un rôle majeur pour faire connaître la concertation, diffuser de l’information sur les projets débattus et permettre aux différents publics concernés de venir s’exprimer.
Réussir la phase de mobilisation demande de bien connaître la nature et le fonctionnement du web et de réussir à comprendre les enjeux de l’action collective à l’heure d’internet. Cette séance a été l’occasion de mettre en perspective ces questions au travers de l’intervention de Romain Badouard, Maitre de conférence à l’université de Cergy Pontoise, qui viendra proposer une analyse des enjeux théoriques associés à l’action collective en ligne et à l’animation de plateformes numériques.
Dans un second temps nous avons confronté les enseignements tirés de ce premier échange avec une série d’étude de cas ;
- https://contribuez.cnnumerique.fr/ Le CNNUM autour de leur consultation sur le numérique lancée en 2014 (Somalina Pa)
- Voxe.org et leur plateforme pour favoriser l’engagement des citoyens en politique (Léonore de Roquefeuil)
- Questionnez vos élus, dispositif de dialogue direct entre élus et citoyens via le numérique (Pascal Derville)
- La plateforme nousrassemble.org (Raphael Barbate)
Pour terminer la séance un temps d’échange collectif a été organisé afin de faire émerger une série de bonnes pratiques et identifier les principaux défis que posent une mobilisation par et sur le web réussie. 

 

Première séance

La première séance "Concertation et numérique : Entre recherche et analyse de pratiques" a eu lieu le mercredi 8 juillet 2015, de 14h à 17h, à l'IMI, Salle Descartes, 62, boulevard de Sébastopol,75001 PARIS (M° Réaumur Sébastopol).

La première séance était consacrée aux enjeux du design des dispositifs numériques, c’est à dire à la compréhension des enjeux symboliques et politiques des choix techniques rendant possible la participation dans un environnement numérique. La construction des dispositifs représente la « première brique » pour favoriser l’expression de certains publics et proposer un modèle de participation.

En partant d’une analyse « recherche » à travers la présentation d’une grille d’analyse des sites web par Clément Mabi, nous avons discuté d’un certain nombre de critères afin de guider l’analyse des sites web participatifs.

Les participants se sont ensuite divisés en groupes, autour de présentations d’études de cas pour mettre à l’épreuve la grille d’analyse. Pendant une heure et demi, les participants ont échangé entre eux et avec les intervenants sur les choix faits par chacun sur leurs sites participatifs, et les conséquences que cela a pu avoir sur la participation des internautes. La séance s’est terminée par une phase de mise en commun.

Quatre cas ont été présentés :

1 - https://www.parlement-et-citoyens.fr, présenté par Cyril Lage
2 - http://masanteendebat.fr/, présenté par Damien Monnerie
3 - http://psmo.debatpublic.fr/, présenté par Nicolas Patte et Alexandra Moreau
4 - https://idee.paris.fr/, présenté par Clément Pene