Evaluation des démarches participatives. Retours d’expériences d’EDF et de SNCF Réseau

Cet atelier constitue  la quatrième étape du chantier engagé par l’Institut en 2019 sur l’évaluation. Il a pour objectif de discuter de l’expérience d’évaluation de deux entreprises, SNCF Réseau et EDF.

Les entreprises peuvent avoir, en matière de participation citoyenne, une vision différente de celle des collectivités. Si ces dernières évoquent souvent la démocratisation des processus de décision ou l’émancipation des citoyens, les entreprises orientent principalement leur réflexion autour de leurs projets et de leur politique de responsabilité sociale. Elles peuvent cependant avoir des objectifs communs avec les collectivités : efficacité, équité, transparence de la participation… Comment évaluent-elles les processus qu’elles mettent en place ?

Voir aussi l’infographie et la présentation de Matthieu Bony (SNCF Réseau) ainsi que la présentation de Brigitte Fargevieille (EDF).

Comment adapter et hybrider les démarches participatives dans les territoires ?

L’ouvrage numérique « Comment adapter et hybrider les démarches participatives dans les territoires ? propose des outils qui favorisent le « décider ensemble ».

Il est lui-même collectif, participatif et interactif dans sa réalisation et son contenu.

  • Collectif, car il a nécessité la conjugaison de compétences de Sylvie Lardon, Sabine Nguyen Ba et Grégoire Rouchit.
  • Participatif, car il rassemble l’ensemble des contributions des participants, les débats en plénier et les enseignements tirés de quatre ateliers participatifs.
  • Interactif, car échanges, discussions et témoignages des participants permettent de revivre les moments forts du colloque qui s’est déroulé les 15 et 16 octobre 2019 à Clermont-Ferrand, dans les locaux d’AgroParisTech.

Ce colloque a été organisé en coordination avec deux réseaux scientifiques, le réseau OPDE « Des Outils Pour Décider Ensemble » et le Groupe Transversal « Systèmes alimentaires et forestiers, circuits et circularités » du Programme de Recherche National PSDR « Pour et Sur le Développement Régional ». Il constitue un livrable du projet PSDR INVENTER – Inventons nos territoires de demain.

Évaluer la participation citoyenne de son territoire : pourquoi et comment ?

Cet atelier a été organisé le 21 octobre 2020 dans le cadre des Rencontres nationales de la participation par l’Institut de la concertation et de la participation citoyenne (ICPC), Décider Ensemble et Démocratie Ouverte, ces trois associations développant des activités dans le champ de l’évaluation.

Les questions auxquelles les participants ont été invités à réfléchir sont les suivantes :

  1. Dans les recommandations suivantes sur l’évaluation des processus participatifs, tirées des ateliers organisés par l’ICPC, qu’est-ce qui vous poserait des difficultés ? Comment les surmonter ? Ces trois recommandations sont les suivantes : fixer collectivement les priorités de l’évaluation ; impliquer l’administration et les décideurs, donner une place à l’expression des citoyens ; diffuser les résultats de l’évaluation pour faire évoluer les pratiques
  1. Qu’est-ce qui caractérise selon vous une démocratie “qui fonctionne bien” dans un territoire ?

Ce document présente la synthèse de leurs réflexions.

Réforme du CESE, loi ASAP… Où va le droit à la participation en 2020 ?

Depuis plusieurs années, le droit à la participation et à l’information du public a progressé en France. Aujourd’hui des évolutions législatives d’envergure sont en cours… et qui ne vont pas toujours dans le sens d’un renforcement de ce droit à la participation, pourtant demandé par les citoyens.

Réforme du CESE (Conseil économique social et environnemental), projet de loi ASAP (Accélération et simplification de l’action publique)… où va le droit à la participation en 2020 ?

Ce webinaire avait pour objectif de décrypter les évolutions législatives en cours, partager des éléments d’analyse et discuter de leur portée. Il s’est déroulé ainsi :

  • Une lecture juridique du projet de réforme et de la loi ASAP par les juristes Camille Morio (juriste, Sciences Po St Germain en Laye) et Marine Fleury (juriste, Université de Picardie Jules Verne)
  • Les réactions face à ces évolutions de Chantal Jouanno (Commission nationale du débat public), Dominique Gillier et Michel Badré (Conseil économique, social et environnemental)

Retrouvez également la rediffusion vidéo ici.

Une délibération sur la participation : au secours comment faire ?!

La loi Engagement et Proximité promulguée en décembre 2019, introduit de nouvelles dispositions qui incitent les intercommunalités à interroger en début de mandat l’articulation entre action publique et participation citoyenne. L’élaboration d’un pacte de gouvernance mais aussi les modalités de consultation du conseil de développement et de participation des citoyens aux politiques publiques doivent faire l’objet d’un débat et d’une délibération.

De quoi parle-t-on ? Comment s’y prendre ? Quels contenus doivent comporter ces délibérations ? Peut-on s’inspirer des chartes de la participation ? Quelles méthodes peut-on mettre en place pour les élaborer ? Avec qui ? Qu’est-ce qu’il ne faut absolument pas oublier ?

L’Institut de la concertation et de la participation citoyenne (ICPC) et la Coordination nationale des Conseils de développement (CNCD) ont organisé un atelier de travail en septembre 2020 sur ce sujet, afin de guider l’action de ceux et celles qui doivent préparer ces délibérations. 

Voir la vidéo de l’atelier : https://youtu.be/V4fYlzP-Ss0

Délibérer via le numérique ?

Compte-rendu de l’atelier sur le thème “Délibérer via le numérique” (mardi 7 juillet 2020)

Avec les intervenants :

  • David Prothais, fondateur d’Eclectic experience
  • Gabriella Melo, Chargée de mission projet AJIR (jeunesse) et Adrien Mollaret, doctorant au Département de l’Ardèche.
  • Ilaria Casillo, vice-présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP)
  • Fatima Aouidat, Spécialiste de programme au sein de l’unité jeunesse, sport et citoyenneté de l’Organisation Internationale pour la Francophonie (OIF) et Hajar Chokairi, consultante chez Bluenove

Webinaire Bruno Latour – Compte rendu 18 mai 2020

Face aux nombreuses initiatives (tribunes, plateformes collaboratives…) qui fleurissent en cette période chamboulée de crise sanitaire, l’Institut de la Concertation et de la Participation Citoyenne a souhaité proposer un espace de décryptage des prises de parole publiques et de débat sur les effets de la crise sur la participation citoyenne. Quelle place peut jouer la démocratie participative pour faire advenir ces ruptures positives ?

Le 30 mars 2020, Bruno Latour  a exprimé, dans la revue AOC, l’importance de saisir cette opportunité de rupture avec le modèle actuel. Il proposait pour cela d’ « imaginer les gestes-barrières contre le retour à la production d’avant-crise » en répondant à une série de six questions.

Le webinaire s’est déroulé comme suit :

  • entretien avec Loïc Blondiaux
  • échanges avec les participants

Consultez aussi une infographie résumant les éléments clés ici et la vidéo complète ici.

Qui est vraiment prêt pour évaluer la concertation ?

Entre 2000 et 2005 (le début du Programme CDE) nous étions en pleine montée en puissance des dispositifs de concertation. Maintenant, la concertation n’est plus ni une pratique, ni une problématique nouvelle et donc les débats, tant pratiques que théoriques se structurent. On s’interroge actuellement sur ce qu’elle peut vraiment faire et sur ses limites. La question est posée d’évaluer sérieusement ces pratiques de concertation.

Dans le titre de la séance, « Qui est vraiment prêt pour évaluer la concertation ? », il y a évidemment un double sens. Qui est prêt pour évaluer la concertation ? veut dire : est-ce qu’on a les outils, les méthodes, est-ce qu’on est au clair sur ce qu’on pourrait faire ? etc. On est dans un angle d’approche un peu pratique, pour faire le point, lors de cette séance sur ce qui existe et les problèmes à régler en matière d’évaluation de la concertation. Mais derrière cette première question méthodologique s’en cache une autre, celle de savoir qui est vraiment prêt à évaluer la concertation. Nous soupçonnons des obstacles, des résistances ou des difficultés de fond dans l’idée même d’évaluer la concertation.

On va progresser lors de cette séance sur deux registres : une mise à plat des éléments existants, et réfléchir en même temps aux problèmes de fond que pose la question de l’évaluation de la concertation.

Quels cadres d’évaluation des dispositifs de concertation ?

La question posée par cette séance du séminaire “Concertation, décision et environnement” est celle de l’évaluation des dispositifs de concertation. Ils constituent autant de défis souvent périlleux et toujours plein d’aventure pour leurs animateurs, qu’ils soient par exemple élus, fonctionnaires ou consultants. Il s’agit en effet de concilier des attentes contradictoires dans un contexte en évolution permanente de grande complexité technique des dossiers, de divergences d’intérêts et d’opinions, et de recours à des langages contrastés. Parfois, à l’issue d’efforts méritoires, on réussit à dégager un point d’équilibre sur lequel tout le monde se retrouve à peu près, au moins pour un certain temps. Pour donner une image, l’animateur de la concertation est dans la position de quelqu’un qui positionne un clou sur un mur alors que plusieurs personnes tirent sur son bras dans des directions variées tout en lui donnant force conseils. À un moment, il arrive à stabiliser le clou un instant et si tout se passe bien le responsable politique est là pour donner le coup de marteau qui permet de consolider la situation : la concertation aboutit. Le problème est que parfois il n’y a personne pour donner le coup de marteau, ou que le clou
bouge au dernier moment si bien que le débat critique redémarre, remet tout en cause et empêche de clore le processus. On voit aussi à l’occasion le responsable
politique taper sur les doigts de l’animateur de la concertation, ou bien donner un coup de marteau avant de s’enfuir à toutes jambes pendant que le clou tombe du mur.

À partir de là, comment les chercheurs évaluent-ils la concertation ? Pour poursuivre dans les métaphores, on peut considérer que quelqu’un vient de réussir à mettre toutes ses affaires dans une valise après des efforts colossaux pour la fermer. Les chercheurs arrivent alors avec une demande toute simple : ils veulent évaluer l’emballage de la valise et en particulier vérifier que rien n’a été oublié… ce qui passe souvent par une réouverture de la valise. C’est une façon de voir le débat critique et évaluatif sur les dispositifs de concertation qui permet de comprendre d’emblée que cela puisse poser des problèmes et que les chercheurs ne soient pas forcément accueillis à bras ouverts. On constate effectivement qu’autant un chercheur est généralement bien venu quand il intervient comme consultant en amont et propose des outils méthodologiques, autant
l’ouverture d’un débat évaluatif aval sur ces dispositifs pose divers problèmes importants. Nous allons donc aujourd’hui, à partir de deux études de cas, nous interroger sur les grilles d’analyse que l’on peut développer et les arrière-plans théoriques que l’on peut mobiliser pour évaluer ex post des dispositifs participatifs, ainsi que sur les difficultés de relations avec les personnes qui ont conduit ces concertations.

Deux cas ont été étudiés lors de cette séance :

  • Charte de la Dordogne, avec Patrick Moquay
  • la concertation dans le domaine des déchets nucléaires avec Yannick Barthe

Démocratie locale et implication citoyenne : quelles réponses face à l’urgence écologique et sociale ?

Visio-débat du 25 juin 2020

Au menu :

  • Expérience de Saillans
  • Expérience de Loos-en-Gohelle
  • Loïc Blondiaux : quelques préconisations
  • Bernard Lemoult : désobéissance civile et démocratie

Au regard de la crise de confiance démocratique actuelle, quelles réponses apporter au niveau local ? Quelles formes et démarches d’implication citoyenne pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui ? Quels dispositifs, pour quelles finalités ? Quelles modalités et qualités relationnelles entre acteurs ? La société civile a-t-elle vraiment envie de participer, de s’impliquer ? Quels enseignements tirer des différentes expériences en cours ?

Telles sont les questions explorées par les auditeurs de la session 2020, au travers de rencontres, de lectures et d’échanges.

Consultez les vidéos à partir du lien ci-dessous.

Évaluation des démarches participatives. Retours d’expériences des Conseils départementaux de Haute-Garonne et de Loire-Atlantique

Cycle « Évaluation des démarches participatives »

Compte-rendu de l’atelier 2 consacré à la présentation et à l’analyse des retours d’expériences des Conseils départementaux de Haute-Garonne et de Loire-Atlantique (jeudi 18 juin 2020).

Intervenants :

  • Georges Cavret, consultant interne du Service Evaluation et contrôle de gestion du Département de Loire-Atlantique,
  • Sophie Brossaud, chargée de projet au Service Participation citoyenne et usages numériques du Département de Loire-Atlantique
  • Pascal Jarry, directeur de la mission Démocratie participative / Egalité femme-homme du Conseil Départemental de Haute-Garonne
  • Elodie Degay, consultante à Planète Publique.

Discutant :

– Olivier Mérelle, spécialiste des questions d’évaluation, membre de l’équipe de Planète Publique.

Préparation et animation :

– Emeline Perrin, ICPC.

 

Participation numérique : entre inclusion et exclusion

Compte-rendu de l’atelier sur le thème “Participation numérique : entre inclusion et exclusion” (mardi 23 juin 2020)

Avec les intervenants :

  • Clément Mabi, chercheur à l’Université Technologique de Compiègne
  • Juliette Caron, consultante à Cap Collectif
  • Damien Monnerie, co-fondateur de l’association ICI
  • Gaëtan Creste et Olivier Segonne, agence de la participation de la Ville de Mulhouse

Évaluation des démarches participatives. Retours d’expériences de Grenoble et Strasbourg

Cycle « Évaluation des démarches participatives »

Compte-rendu de l’atelier 1 consacré à la présentation et à l’analyse des retours d’expériences de la Ville de Grenoble ainsi que de la Ville et Eurométropole de Strasbourg (Lundi 25 mai 2020).

Intervenants :

– Christophe Bosch, Directeur de la Mission Participation Citoyenne de Strasbourg
– Pascaline Higel, Chargée d’évaluation des politiques publiques à la Ville et à l’Eurométropole de Strasbourg ;
– Patrick Séris, Responsable de l’Évaluation des Politiques Publiques au sein de la Mission Aide au Pilotage de la Ville de Grenoble
– Diego Fernandez Varas, Directeur de projet Démocratie locale de la Ville de Grenoble.

Discutant :

– Olivier Mérelle, spécialiste des questions d’évaluation, membre de l’équipe de Planète Publique.

Préparation et animation :

– Martin Rabaux, ICPC.

 

Comment poursuivre la participation des publics en temps de crise sanitaire?

Compte-rendu du webinaire organisé par l’ICPC 44 le 7 mai 2020 sur le thème

“Comment poursuivre la participation des publics en temps de crise sanitaire?”

Suite à l’envoi d’un questionnaire préalable,  cinq grands thèmes de réflexion (voir ici) sont ressortis des réponses des participants :
▪ Le monde d’après : avec ou sans démocratie participative ?
▪ Quel positionnement des collectivités face aux concertations en cours et à venir ?
▪ Comment vont réagir les participants ? A quelle mobilisation doit-on s’attendre ?
▪ Quelles conditions pour animer en présentiel en respectant les mesures d’hygiène et la distanciation physique ?
▪ Quelles solutions numériques ?

Vu pour vous : Conférence “Concertation, l’impératif des prochains mandats locaux”, janvier 2020

L’Assemblée des Communautés de France (AdCF) et l’agence Palabreo ont publié le guide pratique “Concerter à l’échelle intercommunale“. A l’occasion de cette publication et afin de prolonger ses réflexions, l’AdCF a organisé une soirée-débat à Paris le 29 janvier 2020. A la veille des élections, celle-ci avait pour objectif d’offrir des regards croisés sur le nécessaire approfondissement des relations entre élus et citoyens dans la construction des politiques publiques locales.

Ce bref compte-rendu a été établi à partir des notes d’Emeline Perrin qui a assisté à la conférence.

Vu pour vous : Colloque sur la démocratie environnementale, novembre 2019

Ce colloque a été organisé par Delphine Batho (députée, ancienne ministre de l’Ecologie) et Guillaume Gontard (sénateur). Il visait, dans un contexte « d’urgence écologique et d’effondrement de la biodiversité » à s’interroger sur l’efficacité de la démocratie environnementale. Les procédures sont-elles à la hauteur des enjeux ? Quelle est la place des citoyens dans l’élaboration des décisions et comment la renforcer ?

Ce bref compte-rendu a été établi à partir des notes de Sofia Aliamet et de Pierre-Yves Guihéneuf qui ont assisté à deux des trois tables rondes de cette journée.

Evaluer les processus participatifs – Compte rendu atelier “Voix d’avenir” (nov 2019)

Un grand nombre d’acteurs de la participation citoyenne partagent leurs interrogations quant à l’évaluation des démarches de concertation et de participation citoyenne. Cela pose de multiples questions quant aux objectifs de l’évaluation, aux postures des acteurs, aux outils et à la vision qu’ils véhiculent.

Pourquoi évaluer un processus de participation citoyenne ? Qu’évalue-t-on spécifiquement ? Comment ? Par qui ? Avec quels critères et indicateurs ? Comment dépasse-t-on les critères uniquement qualitatifs liés aux publics  (nombre, diversité, etc) ?

L’évaluation d’un processus participatif implique également d’analyser l’impact (du projet, du territoire, de la décision) en croisant le regard des acteurs. Souvent, force est constater que l’évaluation d’un dispositif participatif est rendue difficile les objectifs et les attendus de la participation n’ont pas été explicités.

Dans le cadre de l’événement “Voix d’avenir” organisé pour ses 50 ans par la Fondation de France, cet atelier proposé par l’ICPC a réuni une quinzaine de participants pour débattre des critères d’évaluation.

 

Prospective participative – Compte-rendu rencontre #3 ICPC 44 (octobre 2019)

A l’initiative du groupe de coordination du réseau de l’ICPC 44, une rencontre a été organisée le 9 octobre 2019 de 14H à 17H au Lieu Unique, à Nantes .

Cette rencontre a réuni une quarantaine de praticiens de la participation du territoire autour de deux intervenants Magali Marlin, chargée de prospective à Nantes Métropole et Jacky Foucher, designer, avec pour objectifs de :

  • Proposer, en réponse aux attentes des membres, d’approfondir la thématique de la
    prospective : Qu’entend-on vraiment par prospective et quelle est sa déclinaison dans l’exercice participatif ? Quelles sont les limites de l’exercice ? Quels sont les points de vigilance à avoir et qu’est-ce qui fonctionne bien dans les dispositifs participatifs de prospective en terme de méthode, de contenu, de public, d’attendu ? Quel intérêt de l’approche design dans la prospective ?
  • Pouvoir échanger des pratiques, en lien avec les interventions
  • Poursuivre l’interconnaissance entre les membres du réseau

Garantir un processus de concertation – Compte rendu atelier “Voix d’avenir” (nov 2019)

La multiplication des dispositifs de participation et de concertation s’est accompagnée d’une défiance envers les procédures visant à associer les citoyens à la décision publique. Cette défiance se nourrit de plusieurs types de critiques : arguments du coût de ces dispositifs, risque du consensus mou ou au contraire du conflit ouvert, décisions déjà prises, manipulation des participants, information tronquée, etc.

Comment rétablir la confiance entre les acteurs ? Un des moyens de répondre à ces critiques est de faire appel à un garant. Le garant est chargé d’assurer la sincérité et le bon déroulement d’une concertation. Extérieur aux parties prenantes, il a pour vocation de créer un climat de confiance entre elles afin de faciliter le déroulement du processus de concertation. En aucun cas il ne donne son avis sur le projet soumis à concertation.

Dans le cadre de l’événement “Voix d’avenir” organisé pour ses 50 ans par la Fondation de France, cet atelier proposé par l’ICPC a réuni une quinzaine de participants. Comment devenir garant ? Comment vérifier l’éthique personnelle des garants ? Comment un garant peut-il m’être utile en tant que participant ou maître d’ouvrage ? Autant de questions sur lesquelles ils ont pu échanger.

La concertation est-elle rentable ? Compte-rendu atelier (octobre 2019)

À quoi sert la concertation ? Mérite-t-elle le temps, l’énergie et les budgets qui y sont consacrés ? Que peut-on, ou ne peut-on pas en attendre ? A l’inverse, à quoi s’expose-t-on faute de concertation ?

Cécile Blatrix et Jacques Méry ont tenté de répondre à ces questions en rassemblant des contributions basées sur des études de cas dans le domaine des déchets, de l’aménagement, de l’eau et de l’assainissement.

Cet atelier du 17 octobre 2019 qui introduit un cycle d’activités sur l’évaluation de la concertation et de la participation, s’est déroulé ainsi :

  • Présentation de l’ouvrage par ses auteurs  puis débat autour de l’évaluation des processus de concertation : comment s’y prendre ? Quels sont les résultats et comment peut-on les interpréter ?
  • Atelier : quelles sont vos difficultés dans l’évaluation des processus participatifs ? qu’en attendez-vous ?

Cycle Concertation et numérique – Internet et la logique du nombre – Atelier #4

Dans le cadre du cycle Concertation et numérique organisé par l’Institut de la Concertation et de la Participation Citoyenne

es pratiques numériques, en particulier les usages des réseaux sociaux, accordent une place importante au “nombre”. L’omniprésence de ces nombres affectent-elles les pratiques numériques qui touchent au fonctionnement de notre démocratie ? L’impact d’une pétition en ligne est-il comparable à celui d’une pétition papier, d’une manifestation dans la rue, ou même d’un référendum, si non pourquoi ? Le vote en ligne, dans la mesure où il serait offert à l’échelon local ou national, aura-t-il un effet sur les taux d’abstention ?  Comment résoudre l’injonction contradictoire entre ouverture au plus grand nombre et sécurisation des dispositifs (donc forcément mise en place de critères, de procédures d’inscription…) ?

La légitimité des outils numériques de mobilisation, de sondage ou de prise de décision, les pratiques qu’ils suscitent, et leur perception par les pouvoirs publics seront au coeur des interrogations de cet atelier “Concertation et numérique”.

  • Tatiana De Feraudy, Chercheure Fabrique Urbaine à l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI)
  • Pascal Clouaire,  adjoint à la démocratie locale  de la Ville de Grenoble    & Pierre-Loïc Chambon, directeur de projet démocratie locale à la Ville de Grenoble, sur les questions du vote en ligne, de sa sécurité, de sa légitimité à l’échelle de la collectivité
  • Pablo Sànchez Centellas,  EPSU, sur  le droit d’initiative citoyenne européen et la campagne right2water
  • David Prothais, Eclectic Experience, sur l’exemple des outils numériques d’un débat public sur la 3ème ligne de métro de Toulouse.

Cycle Concertation et numérique – Inclusion par le numérique dans les dispositifs participatifs – Atelier #3

Dans le cadre du cycle Concertation et numérique organisé par le GIS Démocratie et participation et l’Institut de la Concertation et de la participation citoyenne

A l’heure où le recours au numérique semble se développer au sein de dispositifs de concertation (consultations sur les projets de loi sur la République Numérique et sur la biodiversité, budgets participatifs de Paris et de Grenoble, débats publics de la Commission Nationale du Débat Public, site de Madame la Maire de Paris…), la question de l’apport concret des outils numériques, dans leur grande hétérogénéité, se pose avec d’autant plus d’acuité. Leur intérêt réside-t-il dans leur capacité à inclure de nouveaux publics, ou à améliorer la qualité de la délibération, c’est-à-dire la qualité et la diversité des paroles recueillies ? Dans quelle mesure, ou plus précisément dans quelles conditions, participer en ligne peut-il contribuer à renforcer les modalités de co-construction d’un projet ou d’une politique publique ? Quelles sont les bonnes pratiques en la matière ?

  • Magali Nonjon, Maître de Conférences en Science Politique à l’IEP d’Aix en Provence.
  • La mobilisation des habitants des quartiers en difficulté de Marseille autour de l’amélioration de leur cadre de vie : les projets NoaillesTousIci et Mérou (Médiatisation des Rénovations Urbaines) – UrbanProd (Julien Coclet)
  • Le numérique dans les budgets participatifs (budgetparticipatif.info – Gilles Pradeau
  • Sites internet participatifs & réseaux sociaux dans le cadre des débats publics sur les grands projets d’infrastructures – Eclectic Experience (Sofia Aliamet)

Retour sur les 4è Rencontres du dialogue citoyen (2019)

Le rendez-vous des acteurs et actrices de la démocratie participative
16 février 2019

Voilà déjà 4 ans que le Conseil départemental de la Haute-Garonne s’est engagé dans une démarche de démocratie participative auprès des Haut-Garonnaises et Haut-Garonnais.

Nous avons développé des espaces de concertation, d’expression de dialogue et de co-constructions avec les habitant.es qui ont permis la mise en œuvre d’actions concrètes dans les diverses politiques départementales.

Conscient de la nécessité de favoriser la culture de la participation, de connecter les acteur·rice·s des territoires et de croiser les expériences, nous organisons chaque année les rencontres du Dialogue citoyen.

Débrief du Grand débat national Haute-Garonne et alentours. Compte-rendu GEP (juin 2019)

Comment le Grand Débat national vient-il questionner nos pratiques professionnelles et les faire évoluer ?  En quoi bouscule-t-il (ou non) l’actualité de la participation citoyenne ?

L’apéro-groupe d’échanges de pratiques qui a eu lieu le mercredi 12 juin 2019 de 18h30 à 21h00, au Lab’Oïkos à Toulouse avait pour objectif de mettre en commun les réflexions, interrogations et expériences du Grand Débat national en Haute-Garonne et alentours.

  • Regards et expériences croisés de praticien.ne.s de la participation citoyenne du territoire :
    • Jérôme Bourgeois, consultant
    • Emma Lebelle, citoyenne observatrice
    • Franck Rivière, étudiant en ingénierie de la concertation
    • Mathilde Soulié, fonctionnaire territoriale
  • Atelier “Comment le Grand Débat a-t-il un impact sur nos métiers ? Quels enseignements en tirons-nous pour l’évolution de nos pratiques ?”