Evaluation des démarches participatives. Retours d’expérience d’institutions CNDP et Cerema

Compte-rendu de l’atelier 4 consacré à la présentation et à l’analyse des retours d’expériences de la Commission nationale du débat public (CNDP) et du Cerema (mercredi 23 juin 2021).

Intervenantes :

  • Ilaria Casillo, vice-présidente de la CNDP
  • Juliette Rohde, chargée de suivi et coordination des débats publics à la CNDP
  • Géraldine Bertaud et Karine Lancement, chargées d’étude au Cerema sur la boussole de la participation

Discutants :

– Joana Janiw, pôle participation du public, Commissariat général au Développement Durable
–  Olivier Mérelle, spécialiste des questions d’évaluation, membre de l’équipe de Planète Publique.

Animation :

– Emeline Perrin, ICPC
– Julie Riegel, ICPC

Avis du panel citoyen Résilience Gironde

Comment agir ensemble dès maintenant face aux changements environnementaux et sociétaux ? Voilà le défi du panel citoyen girondin lancé en décembre 2019.

Ce panel nourrit la réflexion des élus du Conseil départemental de la Gironde concernant les pistes d’actions départementales à mettre en œuvre pour accompagner le processus de prise de conscience et d’adaptation. Lors des premières rencontres et après une séance électrochoc qui est revenue sur les possibles risques d’effondrement de nos environnements, le panel girondin a rebondi sur les solutions en imaginant la Gironde de 2030.

Le panel a dégagé des thématiques prioritaires qui ont fait l’objet de groupes de travail durant les séances et d’interventions d’experts. Parmi les axes de réflexion prioritaires retenus : l’agriculture, la santé, l’alimentation, l’éducation, l’éco-psychologie, les changements de comportements, le logement et le transport.

Le panel citoyen a rédigé un avis lors de la dernière session de travail qui a été présenté à l’assemblée départementale lors d’une séance plénière, le 16 novembre 2020.

Synthèse de la démarche participative “Le bonheur dans le Gers”

25 ans après la sortie du film « Le Bonheur est dans le près », le Département du Gers a souhaité connaître votre vision du Bonheur de demain. Les nouvelles générations, les nouvelles aspirations, les nouvelles conditions d’existence, et les crises sociales, écologiques, sanitaires, démocratiques que nous traversons, donnent-elles au bonheur la même définition et les mêmes attentes ? C’est au travers de La Grande Enquête cet été et à l’occasion du
Gers Camp organisé le 31 juillet à Lagraulet-du-Gers, que vous avez partagé vos attentes et affirmé votre conception du bonheur.

  • Grande enquête “C’est quoi le bonheur de demain ?” : Questionnaires administrés auprès de 3 640 personnes dont 756 touristes en juillet et en août sur nos marchés, bases de loisirs et sur le site du Département de Gers.
  • Sommet du bonheur : le 31 août à Lagraulet-du-Gers, moment d’échange réunissant une assemblée citoyenne (+ de 150 personnes) et 2 spécialistes du bonheur : Sophia Larabi de l’Observatoire Spinoza, structure qui
    réfléchit à placer le bonheur au cœur de la société et Gaël Brûlé, ingénieur et sociologue spécialisé dans les Sciences du Bonheur.

Restitution des petites fabriques de la démocratie participative

Dans le cadre des 6èmes rencontres du dialogue citoyen organisées en ligne par le Conseil départemental de Haute-Garonne, 8 Petites fabriques de démocratie participative pour trouver collectivement des solutions ou des idées, pour améliorer ou initier une démarche de participation citoyenne, pour faire vivre la démocratie participative ou pour définir un projet, une démarche :

  • Repenser ensemble la Ville (le centre bourg, l’éco-quartier…)
  • Inventer collectivement des nouvelles mobilités
  • Informer et rendre compte d’une démarche de démocratie participative
  • Mobiliser la diversité des publics
  • Construire une démarche de démocratie participative globale
  • Associer les habitant.e.s à la définition et au fonctionnement d’un équipement associatif ou municipal
  • Décider de la transition écologique avec les citoyen.ne.s
  • Initier une démarche de démocratie participative pour écrire un projet associatif

Bilan de la concertation – Handicap : quel soutien pour les proches ?

L’offre de soutien aux aidant·e·s de proches en situation de handicap est actuellement en cours de révision. Soucieux d’améliorer ses modalités d’intervention et d’accompagnement sur l’ensemble de son territoire, le Département de Loire-Atlantique s’est engagé dans une démarche de participation citoyenne auprès de ses habitant·e·s, acteur·rice·s et partenaires ressources.

Ensemble pour une approche concertée de l’insertion

Le Conseil départemental de Haute-Garonne s’est engagé dans une démarche de participation citoyenne avec les allocataires du RSA, dans le cadre du Programme départemental de l’insertion. L’objectif est de co-construire des actions d’insertion avec des allocataires du RSA, des élus, des travailleurs sociaux des Maisons des solidarités et des partenaires (CAF et Pôle Emploi) et des associations d’insertion. Cette expérience innovante et constructive a débouché sur la création de 5 Équipes mixtes d’insertion réparties sur le territoire hauts-garonnais. Chaque Équipe mixte d’insertion se retrouve environ 4 fois par an dans une Maison des solidarités, chez des partenaires de l’insertion pour mieux connaître l’offre existante sur le territoire,  pour proposer et réaliser des actions concrètes.

Synthèse du bilan de la concertation – aménagement de l’axe Nantes-Pornic

Pour répondre aux enjeux de sécurité et de desserte routière dans le Pays de Retz, le Département de Loire-Atlantique souhaite aménager l’ensemble de l’axe Nantes-Pornic à 4 voies. Le Département a mené une concertation préalable du 21 septembre au 4 novembre 2020, encadrée par la Commission nationale du débat public (CNDP).

La démarche a conjugué la mise à disposition d’outils d’information (livret, exposition, vidéo…) et de contribution (registres papier en mairie, plateforme numérique), des temps de rencontre (réunions publiques, ateliers participatifs), et
des stands d’information et d’échange sur les lieux de vie du quotidien.

Plus d’informations sur la plateforme participative du Département : https://participer.loire-atlantique.fr/processes/nantes-pornic?locale=fr

La concertation dans la mise en place des Projets Alimentaires Territoriaux

Dans les Projets Alimentaires Territoriaux (PAT), la concertation invite les parties prenantes à coconstruire une stratégie agricole et alimentaire pour leur territoire. Elle peut ainsi conduire à tisser de nouveaux liens entre acteurs. A quelles conditions la concertation aboutit-elle réellement à ces résultats?

Compte-rendu d’un webinaire organisé le 6 juillet 2020 et animé par Marie Pagès-Gold (URCPIE AuRA), Julie Riegel (Geyser) et Gaëlle Grattard (URCPIE AuRA). Rédaction du compte-rendu : Marie Pagès-Gold.

Télécharger le compte-rendu (16 pages)

Participation numérique : quelles(s) trajectoire(s) ? Session 2

Sous l’égide de l’ICPC, une coalition d’acteurs divers (civic tech, chercheurs, consultants en concertation, collectivités territoriales, associations) s’est réunie autour de ce thème et a organisé un cycle de trois ateliers “Participation numérique : quelle(s) trajectoire(s) ?”. L’objectif final est de construire une “boussole” pour mieux nous orienter collectivement dans la participation numérique.

La session 2 a permis de tester les scénarios imaginés avec différentes situations réelles de concertation numérique (commune de Lavelanet, Ville de Dunkerque, Cancer contribution.), et de mettre à jour les apports et écueils de chacun.

Synthèse du Labo “Territoires Participatifs”

La participation citoyenne dans les dynamiques de transition est aujourd’hui un défi majeur auquel notre société doit répondre. Les crises écologiques, climatiques, sanitaires que nous subissons nous obligent à être inventifs, à sortir des cadres d’action traditionnels pour construire des sociétés résilientes.

Les solutions que nous avons à imaginer ne peuvent être imposées, elles doivent être débattues, co-élaborées avec les citoyen·nes. Il n’y aura pas de transition écologique sans transition démocratique ! Une affirmation qui était au cœur de notre Labo « Des territoires (vraiment) participatifs pour des transitions (vraiment) puissantes ! » qui s’est tenu en visio le 24 novembre 2020.

4èmes rencontres nationales des budgets participatifs – Actes et déclaration de clôture

Les 7 et 8 novembre 2019, la Ville de Paris a accueilli les rencontres nationales des budgets participatifs, co-organisées depuis quatre ans avec les villes de Grenoble, Rennes, Montreuil et Grenoble. Durant deux jours, plus de 150 participants – agents, élus, citoyens – d’une quarantaine de collectivités territoriales ont échangé sur leurs budgets participatifs respectifs et sur les grands principes qui régissent ceux-ci.
Pendant ces rencontres, les débats, les travaux en ateliers et les visites de réalisations du budget participatif parisien ont permis à toutes les collectivités présentes de réfléchir à la contribution des budgets participatifs à la solidarité, à la résilience ou à l’inclusion sociale. Ces questions sont évidemment d’une grande actualité : vous trouverez dans les actes de ces 4èmes rencontres la restitution graphique et écrite de ces réflexions.
Ces rencontres se sont clôturées par la signature de la déclaration des 4ème RNBP qui statue sur les principes fondamentaux du budget participatif en France.
Cette déclaration, soutenue par la Ville de Paris, est en cours de signature dans de nombreuses collectivités.
Retrouvez les actes et la déclaration des 4èmes rencontres nationales des budgets participatifs, organisées à Paris les 7 et 8 novembre 2019.
Les 7 et 8 novembre 2019, la Ville de Paris a accueilli les rencontres nationales des budgets participatifs, co-organisées depuis quatre ans avec les villes de Grenoble, Rennes, Montreuil et Grenoble. Durant deux jours, plus de 150 participants – agents, élus, citoyens – d’une quarantaine de collectivités territoriales ont échangé sur leurs budgets participatifs respectifs et sur les grands principes qui régissent ceux-ci.
Pendant ces rencontres, les débats, les travaux en ateliers et les visites de réalisations du budget participatif parisien ont permis à toutes les collectivités présentes de réfléchir à la contribution des budgets participatifs à la solidarité, à la résilience ou à l’inclusion sociale. Ces questions sont évidemment d’une grande actualité : vous trouverez dans les actes de ces 4èmes rencontres la restitution graphique et écrite de ces réflexions.
Ces rencontres se sont clôturées par la signature de la déclaration des 4ème RNBP qui statue sur les principes fondamentaux du budget participatif en France.
Cette déclaration, soutenue par la Ville de Paris, est en cours de signature dans de nombreuses collectivités.

La participation citoyenne à l’échelle des intercommunalités

En novembre 2020, le Réseau des Conseils de développement bretons a organisé un Webinaire avec pour thème la participation citoyenne à l’échelle des intercommunalités.

Pour aborder ce sujet, un intervenant de renom a été sollicité : Loïc Blondiaux. Enseignant chercheur, il est notamment Directeur de publication de la revue Participations. Revue de sciences sociales sur la citoyenneté et la démocratie et Président du conseil scientifique du GIS Participations, décision, démocratie participative, dirigé par le CNRS.

Démocratie sanitaire et gestion de la crise du Covid-19. Des comités citoyens locaux pour une gestion participative de la crise

Gestion de la crise sanitaire dans les territoires : quelle participation ?

Depuis le mois de mars 2020, la crise sanitaire a éprouvé notre capacité à répondre collectivement aux défis sociaux et démocratiques posés par la pandémie. Nous avons alors constaté une grande résilience des territoires et une importante solidarité entre citoyens.

Les réactions aux décisions prises par les gouvernants lors de la crise ont néanmoins montré le malaise démocratique profond entre les citoyens et leurs représentants : port du masque, restrictions de déplacements, vaccination, fermeture des petits commerces… Autant de sujets qui ont suscité des interrogations fortes au sein de la population.

Jean-François Delfraissy, Président du Conseil scientifique, avait alors suggéré de créer un comité de liaison dont le rôle consultatif, vis-à-vis des décideurs politiques et des scientifiques, aurait permis de donner un éclairage citoyen sur les décisions à prendre, ainsi que de rétablir une confiance entre citoyens et décideurs dans la gestion de la crise.

Les collectivités ont été les premières à être confrontées à cette double dynamique – initiatives citoyennes et défiance vis-à-vis des gouvernants. Certaines ont alors décidé de créer des comités citoyens consultatifs dont le regard citoyen devait permettre d’éclairer les enjeux sanitaires, sociaux et démocratiques auxquels les territoires font face.

Décider ensemble a ainsi entamé un recensement de ces comités citoyens associés à la gestion de la crise sanitaire dans les collectivités territoriales, afin de procéder à une analyse comparée de ces démarches. Les comités citoyens que nous avons recensés, dont le rôle est principalement consultatif, ont été mobilisés sur des sujets assez divers en fonction des collectivités ; les choix de méthodologie et du panel de participants varient également.

  • Comité de liaison citoyen Covid-19 – Ville de Grenoble : Composée de 260 citoyens et d’acteurs locaux, la convention citoyenne grenobloise rédige des avis sur des sujets de court terme en lien avec la gestion de la crise sanitaire.
  • Conseil consultatif lyonnais – COVID – Ville de Lyon : Composé de 180 habitants et de 120 représentants d’acteurs locaux, le conseil consultatif lyonnais rend ses avis sur la gestion de l’urgence sur le court terme, sur l’anticipation des actions nécessaires à la sortie de la crise et à la préparation des changements de long terme provoqués par la crise.
  • Convention citoyenne Covid-19 : vécus de crise et aspirations pour demain – Nantes Métropole : Composée de 80 membres du territoire métropolitain, cette convention citoyenne se concentre sur la réalisation d’un diagnostic des impacts à moyen/long terme de la crise sanitaire sur le territoire.

Vous souhaitez en apprendre plus sur ces démarches ? Retrouvez nos 3 cas d’étude.

Concerter à distance c’est comment ? – Webinaire ICPC 44

Suite au premier webinaire organisé en mai dernier, l’ICPC 44 vous propose de réaliser un premier bilan collectif de la participation à distance imposée par le second confinement à l’automne 2020.

Comment les démarches se sont-elles adaptées ? Quels ont été les effets ? Qu’est-ce qu’on garde (ou pas) maintenant ?

🎦 Les rediffusions des différentes séquences de ce webinaire sont disponibles sur la chaîne Youtube de l’Institut de la Concertation et de la Participation Citoyenne (ICPC) : via ce lien.

Les métropoles participatives

Cet atelier a été organisé le 20 octobre dans le cadre des Rencontres  nationales de la participation pat l’Institut de la Concertation et de la Participation Citoyenne (ICPC).

Après une présentation du Manifeste des métropoles participatives, les participant.e.s étaient invités à discuter autour des finalités et des attentes autour des finalités et des attentes des métropoles participatives.

Evaluation des démarches participatives. Retours d’expériences d’EDF et de SNCF Réseau

Cet atelier constitue  la quatrième étape du chantier engagé par l’Institut en 2019 sur l’évaluation. Il a pour objectif de discuter de l’expérience d’évaluation de deux entreprises, SNCF Réseau et EDF.

Les entreprises peuvent avoir, en matière de participation citoyenne, une vision différente de celle des collectivités. Si ces dernières évoquent souvent la démocratisation des processus de décision ou l’émancipation des citoyens, les entreprises orientent principalement leur réflexion autour de leurs projets et de leur politique de responsabilité sociale. Elles peuvent cependant avoir des objectifs communs avec les collectivités : efficacité, équité, transparence de la participation… Comment évaluent-elles les processus qu’elles mettent en place ?

Voir aussi l’infographie et la présentation de Matthieu Bony (SNCF Réseau) ainsi que la présentation de Brigitte Fargevieille (EDF).

Comment adapter et hybrider les démarches participatives dans les territoires ?

L’ouvrage numérique « Comment adapter et hybrider les démarches participatives dans les territoires ? propose des outils qui favorisent le « décider ensemble ».

Il est lui-même collectif, participatif et interactif dans sa réalisation et son contenu.

  • Collectif, car il a nécessité la conjugaison de compétences de Sylvie Lardon, Sabine Nguyen Ba et Grégoire Rouchit.
  • Participatif, car il rassemble l’ensemble des contributions des participants, les débats en plénier et les enseignements tirés de quatre ateliers participatifs.
  • Interactif, car échanges, discussions et témoignages des participants permettent de revivre les moments forts du colloque qui s’est déroulé les 15 et 16 octobre 2019 à Clermont-Ferrand, dans les locaux d’AgroParisTech.

Ce colloque a été organisé en coordination avec deux réseaux scientifiques, le réseau OPDE « Des Outils Pour Décider Ensemble » et le Groupe Transversal « Systèmes alimentaires et forestiers, circuits et circularités » du Programme de Recherche National PSDR « Pour et Sur le Développement Régional ». Il constitue un livrable du projet PSDR INVENTER – Inventons nos territoires de demain.

Évaluer la participation citoyenne de son territoire : pourquoi et comment ?

Cet atelier a été organisé le 21 octobre 2020 dans le cadre des Rencontres nationales de la participation par l’Institut de la concertation et de la participation citoyenne (ICPC), Décider Ensemble et Démocratie Ouverte, ces trois associations développant des activités dans le champ de l’évaluation.

Les questions auxquelles les participants ont été invités à réfléchir sont les suivantes :

  1. Dans les recommandations suivantes sur l’évaluation des processus participatifs, tirées des ateliers organisés par l’ICPC, qu’est-ce qui vous poserait des difficultés ? Comment les surmonter ? Ces trois recommandations sont les suivantes : fixer collectivement les priorités de l’évaluation ; impliquer l’administration et les décideurs, donner une place à l’expression des citoyens ; diffuser les résultats de l’évaluation pour faire évoluer les pratiques
  1. Qu’est-ce qui caractérise selon vous une démocratie “qui fonctionne bien” dans un territoire ?

Ce document présente la synthèse de leurs réflexions.

L’inclusion numérique – un oubli de la participation ?

Ce débat inspirant a été organisé le 21 octobre dans le cadre des Rencontres nationales de la participation avec :

  • La MedNum, coopérative des acteurs de la médiation numérique, afin de présenter les nouveaux visages de la fracture numérique
  • Une communauté d’agglomération (SICOVAL)
  • Une entreprise spécialisée dans le secteur de la civic tech (Open Source Politics)

Ils ont partagé différents retours d’expériences de participation citoyenne, sur des actions visant à faciliter les usages et à accompagner des publics en difficulté. Enfin, ils ont partagé la manière dont cette question peut être mieux travaillée au sein des collectivités et au sein de structures publiques et privées.

🎦 Retrouvez la diffusion vidéo via ce lien.

Réforme du CESE, loi ASAP… Où va le droit à la participation en 2020 ?

Depuis plusieurs années, le droit à la participation et à l’information du public a progressé en France. Aujourd’hui des évolutions législatives d’envergure sont en cours… et qui ne vont pas toujours dans le sens d’un renforcement de ce droit à la participation, pourtant demandé par les citoyens.

Réforme du CESE (Conseil économique social et environnemental), projet de loi ASAP (Accélération et simplification de l’action publique)… où va le droit à la participation en 2020 ?

Ce webinaire avait pour objectif de décrypter les évolutions législatives en cours, partager des éléments d’analyse et discuter de leur portée. Il s’est déroulé ainsi :

  • Une lecture juridique du projet de réforme et de la loi ASAP par les juristes Camille Morio (juriste, Sciences Po St Germain en Laye) et Marine Fleury (juriste, Université de Picardie Jules Verne)
  • Les réactions face à ces évolutions de Chantal Jouanno (Commission nationale du débat public), Dominique Gillier et Michel Badré (Conseil économique, social et environnemental)

Retrouvez également la rediffusion vidéo ici.

Une délibération sur la participation : au secours comment faire ?!

La loi Engagement et Proximité promulguée en décembre 2019, introduit de nouvelles dispositions qui incitent les intercommunalités à interroger en début de mandat l’articulation entre action publique et participation citoyenne. L’élaboration d’un pacte de gouvernance mais aussi les modalités de consultation du conseil de développement et de participation des citoyens aux politiques publiques doivent faire l’objet d’un débat et d’une délibération.

De quoi parle-t-on ? Comment s’y prendre ? Quels contenus doivent comporter ces délibérations ? Peut-on s’inspirer des chartes de la participation ? Quelles méthodes peut-on mettre en place pour les élaborer ? Avec qui ? Qu’est-ce qu’il ne faut absolument pas oublier ?

L’Institut de la concertation et de la participation citoyenne (ICPC) et la Coordination nationale des Conseils de développement (CNCD) ont organisé un atelier de travail en septembre 2020 sur ce sujet, afin de guider l’action de ceux et celles qui doivent préparer ces délibérations. 

Voir la vidéo de l’atelier : https://youtu.be/V4fYlzP-Ss0

Délibérer via le numérique ?

Compte-rendu de l’atelier sur le thème “Délibérer via le numérique” (mardi 7 juillet 2020)

Avec les intervenants :

  • David Prothais, fondateur d’Eclectic experience
  • Gabriella Melo, Chargée de mission projet AJIR (jeunesse) et Adrien Mollaret, doctorant au Département de l’Ardèche.
  • Ilaria Casillo, vice-présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP)
  • Fatima Aouidat, Spécialiste de programme au sein de l’unité jeunesse, sport et citoyenneté de l’Organisation Internationale pour la Francophonie (OIF) et Hajar Chokairi, consultante chez Bluenove

Webinaire Bruno Latour – Compte rendu 18 mai 2020

Face aux nombreuses initiatives (tribunes, plateformes collaboratives…) qui fleurissent en cette période chamboulée de crise sanitaire, l’Institut de la Concertation et de la Participation Citoyenne a souhaité proposer un espace de décryptage des prises de parole publiques et de débat sur les effets de la crise sur la participation citoyenne. Quelle place peut jouer la démocratie participative pour faire advenir ces ruptures positives ?

Le 30 mars 2020, Bruno Latour  a exprimé, dans la revue AOC, l’importance de saisir cette opportunité de rupture avec le modèle actuel. Il proposait pour cela d’ « imaginer les gestes-barrières contre le retour à la production d’avant-crise » en répondant à une série de six questions.

Le webinaire s’est déroulé comme suit :

  • entretien avec Loïc Blondiaux
  • échanges avec les participants

Consultez aussi une infographie résumant les éléments clés ici et la vidéo complète ici.

Qui est vraiment prêt pour évaluer la concertation ?

Entre 2000 et 2005 (le début du Programme CDE) nous étions en pleine montée en puissance des dispositifs de concertation. Maintenant, la concertation n’est plus ni une pratique, ni une problématique nouvelle et donc les débats, tant pratiques que théoriques se structurent. On s’interroge actuellement sur ce qu’elle peut vraiment faire et sur ses limites. La question est posée d’évaluer sérieusement ces pratiques de concertation.

Dans le titre de la séance, « Qui est vraiment prêt pour évaluer la concertation ? », il y a évidemment un double sens. Qui est prêt pour évaluer la concertation ? veut dire : est-ce qu’on a les outils, les méthodes, est-ce qu’on est au clair sur ce qu’on pourrait faire ? etc. On est dans un angle d’approche un peu pratique, pour faire le point, lors de cette séance sur ce qui existe et les problèmes à régler en matière d’évaluation de la concertation. Mais derrière cette première question méthodologique s’en cache une autre, celle de savoir qui est vraiment prêt à évaluer la concertation. Nous soupçonnons des obstacles, des résistances ou des difficultés de fond dans l’idée même d’évaluer la concertation.

On va progresser lors de cette séance sur deux registres : une mise à plat des éléments existants, et réfléchir en même temps aux problèmes de fond que pose la question de l’évaluation de la concertation.

Quels cadres d’évaluation des dispositifs de concertation ?

La question posée par cette séance du séminaire “Concertation, décision et environnement” est celle de l’évaluation des dispositifs de concertation. Ils constituent autant de défis souvent périlleux et toujours plein d’aventure pour leurs animateurs, qu’ils soient par exemple élus, fonctionnaires ou consultants. Il s’agit en effet de concilier des attentes contradictoires dans un contexte en évolution permanente de grande complexité technique des dossiers, de divergences d’intérêts et d’opinions, et de recours à des langages contrastés. Parfois, à l’issue d’efforts méritoires, on réussit à dégager un point d’équilibre sur lequel tout le monde se retrouve à peu près, au moins pour un certain temps. Pour donner une image, l’animateur de la concertation est dans la position de quelqu’un qui positionne un clou sur un mur alors que plusieurs personnes tirent sur son bras dans des directions variées tout en lui donnant force conseils. À un moment, il arrive à stabiliser le clou un instant et si tout se passe bien le responsable politique est là pour donner le coup de marteau qui permet de consolider la situation : la concertation aboutit. Le problème est que parfois il n’y a personne pour donner le coup de marteau, ou que le clou
bouge au dernier moment si bien que le débat critique redémarre, remet tout en cause et empêche de clore le processus. On voit aussi à l’occasion le responsable
politique taper sur les doigts de l’animateur de la concertation, ou bien donner un coup de marteau avant de s’enfuir à toutes jambes pendant que le clou tombe du mur.

À partir de là, comment les chercheurs évaluent-ils la concertation ? Pour poursuivre dans les métaphores, on peut considérer que quelqu’un vient de réussir à mettre toutes ses affaires dans une valise après des efforts colossaux pour la fermer. Les chercheurs arrivent alors avec une demande toute simple : ils veulent évaluer l’emballage de la valise et en particulier vérifier que rien n’a été oublié… ce qui passe souvent par une réouverture de la valise. C’est une façon de voir le débat critique et évaluatif sur les dispositifs de concertation qui permet de comprendre d’emblée que cela puisse poser des problèmes et que les chercheurs ne soient pas forcément accueillis à bras ouverts. On constate effectivement qu’autant un chercheur est généralement bien venu quand il intervient comme consultant en amont et propose des outils méthodologiques, autant
l’ouverture d’un débat évaluatif aval sur ces dispositifs pose divers problèmes importants. Nous allons donc aujourd’hui, à partir de deux études de cas, nous interroger sur les grilles d’analyse que l’on peut développer et les arrière-plans théoriques que l’on peut mobiliser pour évaluer ex post des dispositifs participatifs, ainsi que sur les difficultés de relations avec les personnes qui ont conduit ces concertations.

Deux cas ont été étudiés lors de cette séance :

  • Charte de la Dordogne, avec Patrick Moquay
  • la concertation dans le domaine des déchets nucléaires avec Yannick Barthe