
Une transformation des politiques de mobilité
La mobilité est un sujet qui à trait aux modes de vie et implique des changements concrets dans les choix et les habitudes de déplacement. Ces transformations touchent à des dimensions sensibles : les usages individuels, l’organisation et le maillage du territoire en axes et infrastructures de transports, les contraintes personnelles et professionnelles. Il est donc important de s’assurer de l’efficacité optimale des aménagements, notamment dans le cas des transports en commun : dessertes, fréquences, cohabitation, le moins de nuisances possibles … La participation des habitants doit aussi accompagner une transition systémique vers des mobilités quotidiennes moins carbonées, en incitant les usagers à prendre l’habitude de se diriger vers les transports en commun ou les mobilités douces si possible, sans créer de nouvelles nuisances et des conflits d’usages.
Sans adhésion des usagers, les politiques liées aux mobilités peuvent susciter de l’incompréhension, voire du rejet et du conflit. Cependant, dans le cadre d’une méfiance croissante envers les institutions, la participation n’est pas un outil supposé renforcer l’acceptabilité des projets déjà définis. Elle doit servir en amont et en aval des projets, ainsi que pendant la durée de mise en œuvre à mieux comprendre les besoins réels des habitants/usagers En effet, les citoyens sont les premiers experts de leurs déplacements : leur implication permet d’ identifier des freins concrets (horaires, sécurité, accessibilité), ajuster les projets aux réalités locales, pour finalement consolider la démocratie locale et la qualité des décisions.
Comment faire participer sur ces sujets ?
La participation citoyenne prend aujourd’hui des formes variées : ateliers participatifs et démarches de co-construction, budgets participatifs dédiés à la mobilité, focus groupes avec des populations spécifiques vulnérables (personnes en situation de handicap, personnes précaires, habitants des zones périphériques.). Elle peut dépasser les approches formelles pour engager réellement les citoyens dans la co-construction des solutions : l’exemple de la Convention citoyenne pour le tram Nord à Strasbourg le montre bien, en ayant intégré un panel de citoyen pour contribuer à l’élaboration du projet (Voir exemple plus bas).
