L’évaluation des processus de concertation. Relief : une démarche, des outils

L’ouvrage, dont la publication (2006) est consécutive au projet « Concert » de l’ENSAR réalisé dans le cadre du programme Concertation Décision Environnement de 1999, est un guide destiné à l’usage de tous ceux qui s’intéressent à la concertation. Son titre « Relief » emprunte à l’outil qui fait son objet, un outil d’évaluation de la concertation et de médiation territoriale. Il signifie plus précisément «REseau support de la concertation, Liens inter-catégoriels, Espaces d’action collective, Effets sur l’objet de la concertation », en référence explicite aux quatre champs qui, selon les auteurs et concepteurs de l’outil – J-E, Beuret, N. Dufourmentelle, V. Beltrando – « mettent en relief les qualités qu’une démarche doit présenter pour qu’on puisse parler de concertation ». Chacun de ces champs est divisé en rubriques regroupant elles-mêmes des séries d’indicateurs relatifs à une même information. L’ensemble constitue une « grille », élaborée par les auteurs à partir de recherches sur des itinéraires de concertation. Cette grille a été testée dans divers régions et pays, pour être ensuite remaniée puis de nouveau testée.

La Documentation française.

Note de lecture : http://developpementdurable.revues.org/document6652.html

De la justification

Les économies de la grandeur

Cet ouvrage écrit en 1991 par le sociologue Luc Boltanski et l’économiste Laurent Thévenot reste une référence pour qui s’intéresse aux conflits de valeurs et à la façon de les gérer. Les deux auteurs sont partis de questions simples : quels types d’arguments sont-ils mis en avant par des individus lorsqu’ils manifestent un désaccord ? Et parviennent-ils à évoquer des valeurs communes pour trancher un différend ou sceller des accords plus ou moins durables ?

Gouverner les villes avec leurs habitants.

De Caracas à Dakar : 10 ans d’expériences pour favoriser le dialogue démocratique dans la cité

La ville, qui libère l’individu du poids de la communauté et du contrôle social, qui offre à chacun un espace de liberté et permet au citoyen de donner son avis sur tout, est aussi le lieu d’une certaine domination. Le citoyen devient usager, voire administré ou spectateur. Il est parfois consulté ou ponctuellement mobilisé, mais il perd sa capacité d’action citoyenne. Le recours à des formes policées de participation, qui évacuent le face-à-face et la polémique, gomme les dimensions politiques de la participation. Jacques Rancière, auteur de l’ouvrage « La mésentente » (Galilée, Paris, 1995) dénonce avec raison les excès « de la société contractuelle et du gouvernement de concertation ». Pour lui, la question est de permettre la prise de parole de ceux qu’on ne voit pas et qui n’ont pas de nom, et cette question n’est pas seulement celle de la difficulté d’articuler des langages différents : elle porte aussi sur les objets de débat pertinents, la construction de la parole, l’acceptation du conflit dans ce qu’il a de constructif.

Démocratie forte

« J’écoute » n’implique pas que je cherche la faille dans le discours de mon adversaire, ou le moyen d’extorquer un arrangement, ni que je le laisse poliment exprimer son avis. « J’écoute » signifie que je vais essayer de me mettre à sa place, tenter de le comprendre, m’efforcer de saisir ce qui nous est commun en gardant à l’esprit notre intérêt mutuel ».