Genre et discours participatif dans les villes françaises

Il s’agit d’étudier s’il existe une manière spécifique des femmes françaises maires à communiquer sur la démocratie participative en les comparant aux pratiques de leurs homologues masculins. En effet, la démocratie participative, présentée comme méthode innovante en France, permet à un certain nombre d’élus de renouveler leur image ; il importe
de savoir si les femmes nouvellement entrées en politique utilisent ce répertoire pour  s’affirmer au sein de l’espace public ou si elles sont en retrait par rapport aux hommes. Estil possible à l’inverse d’analyser cette thématique participative comme une volonté pour les élus locaux masculins de briser une image souvent présentée comme paternaliste ?

Notre étude sera en partie quantitative, puisqu’elle portera sur la communication numérique des élus locaux de villes de plus de 5000 habitants en France soit un échantillon de  1881 communes ; l’objectif est de déterminer s’il existe une influence réelle du genre sur le discours participatif. Un certain nombre d’outils statistiques nous aideront à esquisser le profil des communes où les femmes sont maires (situation intercommunale, cumul des mandats) par rapport aux autres communes. Dans une deuxième partie, notre contribution s’appuiera sur une analyse des discours des élus locaux pour saisir les manières dont ils définissent les instruments de participation. La nécessité d’une démocratie inclusive a transformé les discours des élus ainsi que leurs pratiques; il convient d’analyser les contours de ce nouvel impératif afin de savoir s’il n’est qu’une rustine idéologique ou la véritable prise en compte d’un changement de culture politique

Convergences et divergences des jeunesses dans une expérience délibérative

L’expérience des « parlements libres des jeunes » permet de jeter un regard neuf sur les rapports entre diversité sociale et participation civique. Occasion d’une rencontre entre des jeunes issus d’horizons variés, ils constituent de véritables laboratoires grandeur nature, simultanément traversés de mécanismes de ségrégation et de logiques de convergence entre des jeunesses invitées à débattre ensemble de leurs « rêves » et de leurs « colères ».

Dispositifs de participation des jeunes au niveau des conseils régionaux

Après ceux des départements ministériels, ce sont les dispositifs de participation des jeunes des conseils régionaux qui font l’objet d’une étude de l’INJEP. Rédigé par Laurent Lardeux, chargé d’études et de recherche à l’INJEP, à la demande du comité interministériel à la jeunesse (CIJ) ce rapport d’études fait le point sur les dispositifs de participation à l’œuvre dans 27 régions de France métropolitaine et d’outre-mer.

Les initiatives visant la participation des jeunes dans les politiques qui les concernent se multiplient. Dans le même temps nombre d’acteurs considèrent que la région constitue l’échelon pertinent pour mener des politiques de jeunesse efficaces. Dans ce contexte, l’INJEP rend public un rapport d’étude « Dispositifs de participation des jeunes au niveau des conseils régionaux ».

Ce texte rédigé par Laurent Lardeux, chargé d’études et de recherche à l’INJEP, à la demande du comité interministériel à la jeunesse (CIJ), se situe dans le prolongement d’un précédent rapport, réalisé par Jean-Claude Richez, chercheur associé à l’INJEP, sur la participation des jeunes dans les départements ministériels. Il fait le point sur les initiatives portées par quelque 27 régions de France métropolitaine et d’outre-mer, en lien avec les directions régionales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) et des responsables des associations de jeunesse et d’éducation populaire : AFEV, JOC, MRJC, ANACEJ, FFJ, FRJ Lorraine…

Outre qu’il recense et présente une typologie des modes de participation proposées par les collectivités régionales, ce rapport analyse les forces et les faiblesses de ces consultations, notant que la participation ne revêt pas la forme d’une action emblématique, mais plutôt celle d’un « processus », ou le résultat d’une superposition de plusieurs dispositifs participatifs, programmés à des moments différents du processus.

L’auteur relève néanmoins que les « impulsions » les plus propices à « un climat participationniste » sont souvent celles qui favorisent « le pouvoir d’agir des jeunes par la reconnaissance de leurs initiatives ». Par ailleurs, les politiques de participation des jeunes prennent souvent des formes trop instituées, juge Laurent Lardeux. Elles auraient tendance à étouffer les formes de participation existantes, parfois efficaces. Le texte observe que si « de nombreuses et récentes collaborations engagées avec différentes instances susceptibles de favoriser un climat participationnistes », les régions éprouvent toutefois des « difficultés à mobiliser des outils efficaces » pour élargir la participation « aux jeunes les plus en retrait des instances de décision ». « Notamment », écrit Laurent Lardeux, « les jeunes les plus en retrait des instances de décision ».

Budgets participatifs : la nouvelle promesse démocratique ?

Les budgets participatifs se font une place au cœur des démarches locales. En quelques années, de plus en plus de communes les mettent en place selon des modalités variables mais dans le même but : faire participer les citoyens à la décision politique. Alors que les dispositifs de participation traditionnels (comités de quartier, concertations) semblent s’essouffler, les budgets participatifs tiendront-ils les promesses de la démocratie participative ? Sont-ils le laboratoire d’un outil susceptible d’opérer à d’autres échelles ? Qu’il s’agisse de lutter contre la défiance envers les institutions ou d’améliorer l’efficacité des politiques publiques, cette piste mérite d’être analysée. Antoine Bézard analyse, pour l’ŒIL de la Fondation, les résultats de son enquête annuelle qui permet de prendre la mesure du phénomène.

Le grand livre de la concertation

Est-il besoin de définir exactement ce que sont la « démocratie », la « concertation» ou la « participation citoyenne » ? Ces notions sont au cœur des enseignements du « master ingénierie de la concertation» (Paris I Panthéon-Sorbonne), au sein duquel a été élaboré le présent ouvrage. Pour les étudiants et les enseignants d’un tel diplôme, ces termes font sens immédiatement, ils justifient leur activité. Ils apprennent à les décliner, à en saisir les enjeux et à les faire travailler dans de multiples dispositifs qu’ils mettront plus tard au service des collectives locales, des administrations, des associations ou des
entreprises au sein desquelles ils seront amenés à travailler en tant que professionnels de la participation.
Mais ces mots ont-ils le même sens pour les citoyens, la même résonance sinon la même valeur ? Il était intéressant de le vérifier. Dans les pages qui suivent, chaque personne interrogée nous livre sa compréhension des enjeux liés à la démocratie, l’intensité de ses attentes et parfois de ses frustrations.
En parcourant cette mosaïque de définitions, on mesure l’attachement à la notion de concertation, qui est presque unanimement considérée comme une bonne manière de prendre les décisions, mais aussi la diversité des significations qui sont associées à l’idéal démocratique. Il ne pouvait guère en être autrement, tant cette idée est complexe et charrie de valeurs différentes. Cette polyphonie de sens traduit combien la parole citoyenne est diverse et la pensée ordinaire de la démocratie vivante. Il serait dommage de ne pas l’entendre.

Enquête sur les pratiques de participation mises en œuvre par les collectivités

Le Cerema a analysé une dizaine d’expériences de participation des citoyens mises en place par des collectivités, afin d’en tirer les enseignements. Ce travail réalisé à la demande du commissariat général au développement durable (CGDD) visait à capitaliser les bonnes pratiques en matière de participation du public, et cohérentes avec les principes et valeurs de la charte de la participation de 2016. Elle a ensuite permis d’alimenter la réflexion de la communauté constituée autour de cette charte de participation du public.

LA CONVENTION CITOYENNE POUR LE CLIMAT – Faire entrer le climat en démocratie

La Convention citoyenne pour le climat, qui s’est tenue d’octobre 2019 à juin 2020 constitue, à bien des égards, un exercice démocratique inédit.

Malgré de multiples obstacles (grèves de janvier, crise sanitaire), elle a rassemblé dans l’enthousiasme 150 citoyens désignés par le sort, qui se sont passionnés pour leur mission.

Elle a également réussi à intéresser les médias. Jamais un processus démocratique complexe de ce type n’a bénéficié d’une telle couverture médiatique, et n’a attiré une telle sympathie du public.

Comment la Convention a-t-elle été organisée ? Comment s’est-elle déroulée ? Qu’a-t-elle produit ? Quels sont les objectifs et le contenu des 149 propositions adoptées ? Quels sont les points forts et les points faibles du processus ? Quels enseignements peut-on en tirer ?

Telles sont les questions auxquelles cette étude, publiée le 1er décembre 2020 par un groupe de travail du collectif Lyon-Rhône dans le cadre de l’Observatoire citoyen de la qualité démocratique du Pacte civique, essaye de répondre.

Baromètre de la démocratie locale – Rétrospective 2016-2019

Cette édition revient sur 3 années d’enquête quantitative auprès de plus de 300 collectivités et sur une enquête qualitative menée en 2019 qui a abouti à la production de 15 cas d’étude de mobilisation d’outils numériques par des collectivités locales pour des démarches de participation citoyenne.

 

 

Vers une démocratie plus participative ?

Après la clôture de la Convention citoyenne pour le climat, après le Grand débat national consécutif au mouvement des Gilets jaunes et à leur revendication de l’instauration d’un « référendum d’initiative citoyenne », cette étude d’Éric Buge et Camille Morio met en perspective les progrès et limites de l’extension du domaine démocratique. Le Grand débat national est pris pour centre d’analyse, tant il constitue un objet original dans la vie politique française. Outil consultatif de sortie de crise, ses modalités sont demeurées plus classiques, à l’aune d’expériences européennes et de l’évolution des formes d’association des citoyens à la prise de décision publique. Dans cette perspective, le Grand débat constitue un jalon dans la consolidation de la participation citoyenne.

Éric Buge est administrateur des services de l’Assemblée nationale et secrétaire général du  Groupe d’études sur la vie et les
institutions parlementaires (GEVIPAR). Il a publié un manuel consacré au Droit de la vie politique (PUF, 2018) et s’intéresse particulièrement aux enjeux entourant la place du citoyen et l’exemplarité dans la vie publique.

Camille Morio est maîtresse de conférences en droit public à  Sciences Po Saint Germain  en Laye et chercheuse au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP). Spécialisée en droit de la démocratie participative, elle a publié en avril 2020 le Guide pratique de la démocratie participative locale (Berger-Levrault).

in : Chaire Citoyenneté Sciences Po de Saint Germain en Laye, 2020

Un bilan des dynamiques de listes participatives aux élections municipales françaises en 2020

Nous avions quelque part dans le rétroviseur, l’épopée espagnole des mairies du changement, mais aussi celles de Zagreb, Messina, Rosario, Jackson Mississipi, Valparaíso… et tant
d’autres. Plus proche de nous, les pionniers de Saillans, Kingersheim, Loos-en-Gohelle, Grenoble, Tremargat, Ungersheim nous laissaient entrevoir d’autres possibles. Inattendues, ce sont finalement 408 listes participatives qui ont été répertoriées sur la cartographie de la France et près de 800 qui auraient été comptabilisées.

Alors oui, nous nous sommes laissé.e.s surprendre par cette campagne. Par l’énergie incroyable de toutes ces personnes novices en politique, par cette émulation là où règne habituellement la résignation. Renouvellement politique, générationnel et sociologique, féminisation de la politique, renversement de la table par le bas, changements de pratiques et de représentations, engagements de transition audacieux, alliances fortes de villes pour impulser depuis le local un nécessaire renouvellement des Etats-Nations face aux défis du 21ème siècle … que n’attendions-nous pas de ces municipales!

Ces élections ont été inédites à bien des égards, empreintes d’une effervescence rare, pleine d’espoirs, d’une repolitisation par le local. Les victoires demeurent certes minoritaires,
mais marquent une tendance de fond qui échappe aux radars. Elles s’inscrivent justement au temps des gens. Celui de la Convention citoyenne pour le Climat, du Grand débat, des Gilets Jaunes, de la jeunesse en grève pour le climat, de Nuit Debout, des ZAD (Zone à Défendre) et hors de nos frontières, de tous ces mouvements internationaux qui interpellent et nous relient (du Chili à la Catalogne, du Liban à Hong Kong, des Indigné·e·s aux Printemps arabes, Occupy Wall Street, etc.).

Parce que nous sommes à l’observation de ces aventures souvent à contre-courant, nous avons souhaité partager un état des lieux inspiré du regard d’autres acteurs, expériences et
analyses. Ce bilan invite à poser les bases d’un débat et de ce que nous pouvons apprendre de cette période qui, à la fois s’achève et, à la fois, ouvre comme rarement sur des espoirs de changements nécessaires.

Civic tech – Une exploration critique des tensions et des usages de demain

Ce document résulte une initiative du pôle Innovation, Etudes et Prospectives de la CNIL, en collaboration avec l’agence de design Vraiment Vraiment et le chercheur Clément Mabi, spécialiste de ces sujets. Il a été produit grâce à deux ateliers réunissant des participants experts de ce sujet.

C’est progressivement devenu un poncif que de parler de l’influence de plus en plus forte des technologies d’information et de communication numériques (TICN) sur le développement de notre société. La « révolution numérique » que connaissent nos moyens de produire de l’information et de communiquer entre pairs influence fortement le fonctionnement de nos sociétés. La démocratie, considérée dans sa capacité à organiser et réguler le vivre-ensemble, est évidemment concernée au premier chef. De fait, le numérique est un incroyable levier pour différents projets de transformation démocratique, parmi lesquels les civic tech, qui cherchent à transformer notre culture du débat public et le fonctionnement de la démocratie institutionnelle en donnant une place plus importante aux citoyens.

Le document suivant propose d’explorer une série de questionnements à la croisée des enjeux d’innovation technologique et politique afin d’identifier la pluralité des chemins que la démocratie numérique est susceptible d’emprunter.

A quoi pourraient ressembler les outils de participation citoyenne de demain ? Au vu des signaux faibles actuels, quelles formes prendront les détournements de la
parole citoyenne ? Quels défis les futurs artisans des civic tech devront-ils affronter pour construire des solutions qui garantissent la promesse démocratique ?

Participation citoyenne : les civic tech dans la ville numérique réelle

Les dernières années ont vu l’émergence et la multiplication de structures se réclamant des civic tech, développant des “plateformes ou applications qui sont spécifiquement conçues pour renforcer l’engagement citoyen, la participation démocratique et la transparence des gouvernements.” Malgré un discours politique et médiatique promettant de “hacker la démocratie” et de transformer profondément la participation citoyenne, les impacts et effets
réels des civic tech en France restent à déterminer.

Si un certain nombre d’acteurs des civic tech ont fait irruption sur les scènes locales, et si un nombre croissant de collectivités font appel à des outils numériques d’engagement citoyen, il est difficile de parler d’une disruption de la participation citoyenne. Les structures des civic tech ont choisi une posture de coopération avec les institutions publiques plutôt qu’une posture d’interpellation ou de “contre-démocratie”.

Les outils numériques au service d’une participation citoyenne et démocratique augmentée

Les initiatives en Belgique francophone et les bonnes pratiques étrangères visant à renforcer l’expression citoyenne et la démocratie participative

constitue le rapport final d’une étude menée par la Fondation Travail-Université (FTU) pour Technofutur TIC à la demande du gouvernement wallon. Ce rapport s’inscrit dans le cadre des mesures visées dans la Déclaration politique régionale (DPR) pour inscrire la Wallonie dans la société de la connaissance et de l’information et à identifier et promouvoir les bonnes pratiques contribuant à renforcer la participation citoyenne par le biais des technologies numériques. Il s’agit d’une étude à court terme orientée vers l’aide à l’opérationnalisation des objectifs politiques définis dans la DPR.

Cette étude vise à identifier, décrire et analyser les initiatives et expériences de terrain qui s’appuient sur les technologies numériques pour développer et promouvoir la participation citoyenne et démocratique en Belgique francophone. Une attention particulière est portée aux initiatives qui s’appuient sur les outils du Web 2.0 pour impulser de réelles dynamiques collaboratives et participatives entre les citoyens d’un même territoire ainsi qu’entre les citoyens et les élus locaux.
L’analyse des initiatives identifiées en Belgique francophone est notamment faite en regard de bonnes pratiques étrangères développées en la matière et porte unE attention particulière à leur caractère innovant, transférable et durable.

Revue des initiatives de consultation citoyenne au temps du Covid-19

la crise sanitaire actuelle montre que notre manière d’organiser notre société et de gouverner nécessite un profond changement. Avec comme objectifs d’appeler à une transformation de notre système de gouvernance et d’associer les citoyens à la construction du « monde d’après », une multitude d’acteurs ont lancé des consultations citoyenne.

La naissance de ces tribunes et initiatives de consultation citoyenne est une richesse pour le débat public et une opportunité pour mieux associer toutes les parties prenantes à la décision politique. Cependant, elle présente aussi le risque que les citoyens s’y ne retrouvent pas.

Pour cela, Décider ensemble essaie de recenser ces initiatives et alerte sur quatre points essentiels.

Participo OCDE – Digital for deliberation

Le domaine de travail « Participation innovante des citoyens » de l’OCDE explore les changements de paradigme en cours vers une gouvernance plus inclusive. L’idée est de mieux comprendre les nouvelles formes de prise de décision délibérative, collaborative et participative qui se produisent, en analysant ce qui fonctionne bien et ce qui ne fonctionne pas, et en se demandant comment les institutions démocratiques pourraient changer à long terme en conséquence.

Evaluer les démarches de participation citoyenne – enquête sur l’évaluation des démarches de participation dans les collectivités locales

Les démarches de participation citoyenne s’imposent de plus en plus comme une étape incontournable de l’élaboration des politiques publiques. A travers ses travaux et ses rencontres, Décider ensemble a cependant constaté que si les démarches se multiplient, elles sont rarement évaluées. La question de l’évaluation est pourtant primordiale.

Face à ce constat, Décider ensemble a mené aux côtés de D21, une enquête sur l’évaluation des démarches de participation dans les collectivités locales. Nous vous proposons d’en retrouver les principaux résultats dans la note en pièce jointe. Nous en tirons quelques pistes de réflexion mais aussi trois recommandations.

 

Les budgets participatifs dans le monde – Une étude transnationale

Cette étude tente de fournir un bilan actualisé de la situation du budget participatif dans le monde, à partir de la
première édition anglaise publiée en 2010. À l’époque, notre objectif était de présenter et d’analyser divers cas de
budget participatif en utilisant une définition et une typologie cohérentes. Les changements survenus au cours de ces trois dernières années nous ont poussés à modifier certaines de nos classifications initiales : la dissémination du budget participatif dans le monde a introduit de nouvelles nuances et fait apparaître des modèles hybrides. Le panorama et les chiffres que nous publions ici ne sont cependant pas aussi
précis et systématiques que nous l’aurions souhaité. Cette étude a essentiellement pour but de faciliter les recherches
ultérieures sur le sujet. Nous avons clôturé cette nouvelle édition fin 2013, en prenant en compte des données se
rapportant à la fin 2012. L’actualisation de ce rapport n’a pas été réalisée dans le cadre d’un travail de recherche
précis. Elle s’appuie avant tout sur les données recueillies par les collègues de différents pays qui ont accepté de collaborer à notre tâche. Ceci explique les asymétries et lacunes que les lecteurs ne manqueront pas de repérer.

L’agence allemande Engagement Global, et plus particulièrement son Service pour les Communes du Monde, est l’initiatrice de cette étude.

Les projets participatifs et citoyens d’énergies renouvelables en France – État des lieux et recommandations

Cette étude de l’IDDRI dresse un état des lieux de la dynamique des projets citoyens et participatifs en France, en s’intéressant à trois enjeux : l’analyse des évolutions réglementaires intervenues en France depuis la loi transition énergétique de 2015 et ses impacts sur le développement des projets citoyens et participatifs ; l’évaluation du « bonus participatif » introduit dans les appels d’offres en France en 2016, et des approches mises en œuvre en Allemagne et aux Pays-Bas ; les enjeux de transposition de la directive européenne sur les énergies renouvelables en droit français, en identifiant les implications potentielles pour le soutien aux projets participatifs et citoyens.

Messages clés

  • Les motivations des citoyens en matière d’implication dans les projets sont diverses, de la volonté de placer leur épargne à la gestion collective d’un projet local. La diversité de modèles participatifs constitue donc une richesse pour répondre à ces attentes. Il semble néanmoins essentiel de bien différencier les approches focalisées sur la seule participation financière et celles visant à impliquer durablement les acteurs locaux dans la gouvernance d’un projet : tout en poursuivant des finalités similaires, leurs fonctionnements, bénéfices et contraintes restent différents.
  • En raison de ces spécificités, il s’avère difficile de soutenir l’ensemble de ces modèles participatifs au travers d’un seul instrument politique, en l’occurrence le bonus participatif. Ce dispositif a fortement contribué à l’essor du financement participatif des projets depuis 2016. Mais l’évolution des modalités introduite en 2018 pourrait fortement freiner cette dynamique, sans pour autant faciliter la participation des projets citoyens aux appels d’offres.
  • La simplification du bonus participatif semble ainsi essentielle pour préserver le rôle pionnier de la France sur le financement participatif des ENR. En parallèle, il importe de saisir les opportunités ouvertes par la nouvelle directive ENR de 2018 pour soutenir le développement des « communautés d’énergies renouvelables » dans les territoires, via la préservation des mécanismes de soutien en guichet ouvert à court terme et en introduisant des règles préférentielles pour favoriser leur participation aux appels d’offres à moyen terme.
  • Pour répondre à ces enjeux, l’élaboration d’une stratégie nationale en faveur des ENR participatives semble indispensable, afin de clarifier les rôles et objectifs respectifs pour le crowdfunding et les projets citoyens à moyen terme, tout en valorisant leur complémentarité en matière d’appropriation locale.

Cartographie de la civic tech en France

Les civic tech, applications mobiles et plateformes web ayant pour objectif de faciliter et transformer l’engagement et la participation citoyenne, sont utilisées pour divers projets. Signalement citoyen, crowdsourcing, sondage en ligne, pétitions, cartographie participative, consultations, budgets participatifs, etc. La multiplication des expérimentations de civic tech a pu créer une certaine confusion.  Cette cartographie propose donc de décrypter les enjeux structurants du milieu, en partant des acteurs derrière ces outils.

La 1ère partie propose un retour sur la civic tech en France depuis le début des années 2010, puis d’analyser sa structuration jusqu’au Grand Débat National en 2019. La 2ème partie est consacrée aux inspirations théoriques et pratiques de la civic tech : la tech for good, le web contributif et les communs de la connaissance, la communication politique et la construction de
l’opinion, et enfin les professionnels de la participation et de l’engagement citoyen.

Nous proposons ensuite une cartographie des acteurs de la civic tech en questionnant le « pouvoir » attribué à la technologie. Les civic tech peuvent en effet agir sur la production et la diffusion de l’information, la mobilisation de communautés et la construction de l’opinion, ou encore les formes du débat.

La 4ème partie revient sur les acteurs de la civic tech et les enjeux qui orientent aujourd’hui le développement du milieu : modèle économique et innovation pour les start-ups, constitution de la civic tech associative et indépendante comme contre-pouvoir, formalisation des bonnes pratiques et compréhension des apports de la civic tech pour les clients et pouvoirs publics, et bien entendu le défi technique et politique que pose la réalisation de synthèses de contributions numériques.

Cette cartographie n’est qu’une première étape pour décrypter les enjeux et les défis pour le futur de la civic tech. Elle a été élaborée dans le cadre de l’Observatoire des civic tech et de la démocratie numérique, qui a notamment pour objectif d’analyser les questions techniques, économiques, politiques et sociales soulevées par les civic tech et d’évaluer les effets de l’usage du numérique dans des démarches participatives.

La démocratie en France et en Europe

Etude d’opinion réalisée par Viavoice pour le Prix de la Démocratie et la Revue Civique

  • Synthèse des enseignements
  • La démocratie en France
  • La démocratie au sein de l’Union européenne
  • La démocratie en Europe
  • La France, un modèle démocratique ?
  • Les atouts de la démocratie française

Démarches participatives dans l’agglomération grenobloise : constats et évolutions

Jusqu’en 2006, les études étaient globales sur l’ensemble des communes de l’agglomération grenobloise. Il a été choisi depuis 2007 de se focaliser sur des
thématiques émergentes (associations, jeunes…).

En 2010, à l’heure de l’élaboration de la charte de la participation, quatre années
après la dernière étude globale sur l’agglomération grenobloise, la commission
politique de la ville de la Communauté d’agglomération grenobloise a souhaité refaire
un point sur les évolutions des discours, d’organisations, de pratiques notamment des
collectivités locales, afin de continuer à alimenter l’observatoire et la charte en
préparation.

Deux focales ont été privilégiées :

Première démarche : les pratiques et le point de vue des collectivités locales.
D’une part un questionnaire a été envoyé à l’ensemble des communes de l’agglomération grenobloise. Ce questionnaire est parti de celui réalisé en 2006, renforcé d’un certain nombre de questions actuelles. Des entretiens avec des élus et/ou des professionnels des collectivités sont venus peaufiner les points de vue.

Deuxième démarche : les dires et perceptions d’acteurs autour de quatre axes :
1/ Les nouveaux sujets et objets de la participation aujourd’hui.
2/ Les méthodes et les formes.
3/ Le lien à la décision publique.
4/ Le lien entre pratiques participatives et vitalité locale

La participation citoyenne à l’échelle des grandes villes, grandes intercommunalités et Métropoles

Les centres urbains figurent parmi les principaux contributeurs aux réflexions apportées en matière de transitions écologique, sociale, numérique, économique et politique. Directement concernés par ces enjeux, les territoires urbains impliquent dans la formulation et la conduite des politiques publiques les habitants, les citoyens.De fait, les initiatives en matière de participation citoyenne dans les grandes villes sont foisonnantes. Les outils déployés et les différents projets menés permettent de nombreuses expérimentations participatives, très souvent portées par des élus locaux convaincus de leurs effets vertueux.

France urbaine a confié la mission à quatre étudiants du Master Stratégies Territoriales et Urbaines de l’Ecole urbaine de Sciences Po, visant à répondre aux demandes formulées en 2018 par le groupe projet Participation citoyenne de France urbaine, à savoir mettre en place des échanges d’expériences, une évaluation des pratiques – les réussites comme les échecs – ainsi que l’expression de recommandations à l’attention des villes et intercommunalités, quel que soit le niveau de maturité.

L’étude propose ainsi un état des lieux des pratiques de participation citoyenne sous la forme de fiches individuelles – la fiche « Territoire » présentant la vision de la collectivité et la fiche « Démarche » un focus sur une initiative précise –  ainsi qu’une analyse transversale suite aux études de terrain et aux témoignages recueillis. Si l’objectif est bien de porter à connaissance auprès du plus grand nombre les dispositifs de participation citoyenne déployés dans les territoires urbains, l’étude a permis de préciser un objectif de méthode, en vue d’un enrichissement ultérieur du travail avec d’autres exemples de territoires.

Les citoyens acteurs du service public : quelles initiatives pour les associer davantage ?

L’évolution des modèles d’organisation et de gestion des services publics dans les sociétés occidentales tend vers une inclusion de plus en plus grande des différentes parties prenantes de l’action publique (usagers, particuliers ou entreprises, élus, décideurs, etc.) à tous les niveaux et à tous les stades du cycle de déploiement de l’action publique : conception, décision, exécution et évaluation.

La direction interministérielle de la transformation publique (DITP) coordonne le programme Action Publique 2022 en lien avec les ministères. Animée par une nouvelle vision de la transformation de l’action publique, elle porte des projets interministériels ou accompagne des projets ministériels à fort impact.

Accélérateur de la transformation publique, elle apporte son savoir-faire pour que les administrations et leurs agents deviennent entrepreneurs de leur transformation. Mettre l’usager au centre, libérer la capacité d’action et de créativité des managers et agents, faire simple, être transparent sur les résultats et faire confiance sont ses
engagements.

Elle aide les administrations à imaginer des solutions nouvelles, sortir du cadre, libérer l’énergie publique, pour transformer l’action publique et construire un service public plus efficace, plus juste, plus adapté aux besoins des usagers.

Cette étude, réalisée avec l’aide de Roland Berger et Wavestone s’est échelonnée sur 3 mois de septembre à décembre 2018. Elle a reposé sur une analyse documentaire d’initiatives de contribution de citoyens aux services publics menées en France et à l’étranger ainsi que sur une série d’entretiens avec des experts du privé et du public ayant permis d’étudier un échantillon significatif d’expériences emblématiques.

L’étude a également réuni deux ateliers de travail avec des chefs de projets de la DITP et des partenaires extérieurs.

La créativité sous influence du genre : comment le genre de l’individu influe sur la créativité de groupe dans les organisations

La mixité de genre peut avoir un impact positif sur l’émission d’idées créatives dans un groupe, en particulier d’idées divergentes, qui peuvent favoriser la détection d’une innovation future. Encore faut-il que ces idées soient reconnues par les participant(e)s et les organisations ! Une recherche récente questionne les effets de la composition d’un groupe en termes de genre sur la performance créative.

Cette étude a été conduite par Séverine Le Loarne-Lemaire, enseignante-chercheure à Grenoble Ecole de Management, spécialiste de l’entrepreneuriat féminin et titulaire de la Chaire FERE (Femmes et Renouveau Economique), avec Guy Parmentier, professeur associé et directeur du département Innovation à l’IAE de l’Université Grenoble Alpes.