Faire travailler des groupes en mode “multi-acteurs”

L’Ifrée accompagne, avec ses chargés de missions, l’émergence et la mise en œuvre de bon nombre de projets territoriaux à forts enjeux environnementaux. Ils nécessitent la mobilisation d’acteurs multiples, divers, parfois peu habitués au travail concerté, souvent demandeurs de dialogue, d’échanges et de mutualisation de compétences.

L’ambition de cette brochure est donc de porter à connaissance de ses lecteurs une réflexion, issue des pratiques de terrain que l’Institut a eu la charge d’accompagner, et éclairée par une nécessaire prise de recul, afin de proposer une approche élargie, ouverte et plurielle de la thématique du multi-acteurs.

Après un retour sur les notions d’acteurs, de multi-acteurs et de groupe, cette publication aborde quelques vigilances mais surtout les intérêts qu’il y a à organiser des temps de travail rassemblant des acteurs différents. Intérêts qui se déclinent à la fois pour les personnes impliquées, pour la conception et la mise en œuvre du projet et pour le territoire au-delà du projet spécifique travaillé.

Animer un atelier de concertation à distance – Guide pratique

Vous vous demandez comment animer un atelier de concertation à distance ?  Forte de son expérience, SCOPIC publie en open-source un guide pratique pour animateurs.trices !

 Chez SCOPIC, nous sommes convaincu.es que le contact humain est un levier irremplaçable pour mener à bien les projets. Nous défendons néanmoins l’importance de poursuivre les initiatives de co-construction et de concertation dans cette période inédite de crise sanitaire. 

 Ce guide se veut très pratique et se concentre sur un format d’animation que nous avons régulièrement expérimenté ces derniers mois. Il n’est pas exhaustif, mais compile des informations pratiques et techniques pour mener correctement un atelier en distanciel et se donner les conditions du débat recherché dans toute bonne démarche de concertation.

Guide pratique des conseils de développement

La mise en place d’un conseil de développement ou son renouvellement suscite de nombreuses interrogations. A l’échelle d’une agglomération, d’une métropole,  d’une communauté urbaine ou d’un pays, le conseil de développement contribue à l’élaboration du projet de territoire et poursuit des missions très diverses, différentes selon les territoire.

La Coordination nationale des Conseils de développement (CNCD) propose un guide pratique pour répondre aux questions qui se posent fréquemment :

Le droit de l’enfant à la participation, un guide pratique

L’article 12 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant garantit le droit à l’enfant « capable de discernement (…) d’exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant », « à cette fin, on donnera notamment à l’enfant la possibilité d’être entendu dans toute procédure judiciaire ou administrative l’intéressant ».

Cet article nous rappelle que l’enfant est un être humain à part entière dont la parole doit être valorisée, et que ce n’est pas seulement un être vulnérable à protéger. Il est toutefois impératif que les adultes qui s’engagent dans ce processus soient formés et compétents et adoptent des stratégies pédagogiques qui ont été réfléchies. Trop souvent, les adultes font semblant d’écouter les enfants. Un projet participatif nécessite un travail en amont de préparation, il faut apprendre à observer le langage du corps de l’enfant, l’aider à s’exprimer à travers des activités ludiques, créatives et artistiques… Il faut non seulement écouter sa parole mais aussi écouter et comprendre son silence, afin qu’il puisse s’exprimer sans aucune crainte. Il en est de même quand un enfant adresse une réclamation à un Médiateur/Ombudspersonne.

Ce guide pratique sur la mise en œuvre du droit à la participation a été rédigé à partir du compte rendu d’une formation organisée à Maurice en 2018 par Association des ombudsmans et médiateurs de la Francophonie (AOMF) et l’Ombudspersonne pour les enfants de Maurice. Il permet ainsi aux membres de l’AOMF souhaitant mettre en œuvre un projet avec des enfants ou traitant des réclamations de mineurs, d’avoir toutes les informations nécessaires au respect de l’article 12 de la CIDE.

Les points de vigilance dans les processus de concertation

Une enquête réalisée auprès de praticiens de la concertation révèle des difficultés majeures qui sont
récurrentes dans les processus de concertation. Elles se manifestent tout au long de ces processus avec un
impact plus ou moins important sur son bon déroulement. Ce document les récapitule et donne les
conseils organisationnels des praticiens pour contourner certaines d’entre elles.

 

Extrait du mémoire de mission professionnelle SupAgro Montpellier – Cirad – Ecozept

Les questions à se poser pour bien choisir un outil d’animation

Ces quelques diapositives donnent des lignes directrices pour aider au choix de l’outil le plus adapté pour
animer une session de travail collective. Elles sont issues d’un travail d’analyse et de mise en perspective d’une
enquête réalisée auprès de 18 praticiens intervenants dans des processus de concertation territoriale sur des
thématiques agricoles, alimentaires ou environnementales.

Nous proposons ici d’opérer ce choix à travers six questions qui vont aiguiller petit à petit vers le bon outil.

Il est également possible d’utiliser le fichier présentant une liste des outils avec des critères de tri.

Extrait du mémoire de mission professionnelle SupAgro Montpellier – Cirad – Ecozept

Choisir son outil numérique de participation citoyenne

A la veille des élections municipales 2020, il ne fait plus de doute que la participation citoyenne est un enjeu crucial des futurs mandats
locaux. Deux grandes thématiques émergent et bousculent les débats habituels : l’écologie et la démocratie participative. D’après une lecture attentive des programmes de 320 candidats de toutes origines politiques par l’agence de concertation Palabreo (* dans 98 communes de plus de 25 000 habitants), plus de la moitié des candidats met en valeur les instances permanentes de concertation et plus
d’un tiers d’entre eux accorde un importance à la démocratie directe.

La thématique revient également régulièrement à l’assaut sur la twittosphère comme nous l’indique une étude de la Vox Populi. Après
l’environnement, le transport et la sécurité, la démocratie participative fait partie des thèmes “challengers” car concerne 5 à 10% des mentions des twittos – il est à noter que cette étude connait une sur-représentation des grandes villes.

Les civic tech prennent d’ores et déjà une place prépondérante dans les stratégies de campagne des candidats dans les plus grandes
villes (Quorum, eXplain, etc…). Elles accompagnent les directeurs de campagne dans leur organisation des équipes, pour pratiquer le porte à porte ou encore cibler les électeurs indécis par bureau de vote. Bien que ces outils soient majoritairement mobilisés et mentionnés dans les campagnes électorales des grandes villes, nombreux sont, par ailleurs, les candidats qui ont organisé une concertation des habitants pour co-construire leur programme de campagne. Sur des territoires de toute taille, le ton est donné : la participation citoyenne commence avant même les élections par l’engagement ou la mobilisation sur l’écriture du programme. Quels sont les outils déployés ? Les réunions publiques bien sûr mais les outils numériques également (plateformes, sondages, appels à idées, etc…).

Mini guide de survie aux réunions à distance

On ne vous apprend rien si on vous dit que l’on évolue dans un monde de plus en plus complexe. Pour relever les défis d’aujourd’hui nous avons besoin de compétences diverses. Personne ne peut seul résoudre les problèmes actuels, personne ne peut seul
transformer nos organisations les rendre plus efficaces, plus innovantes.

Pour inventer le monde de demain on a besoin de se parler, de construire ensemble, bref, de se réunir (et oui). Se réunir oui, mais de façon différente. Le contexte change. Et puis la situation écologique nous pousse à nous poser quelques questions. Même si, on ne va pas se mentir, à distance on ne peut pas retrouver le même niveau d’interaction qu’en présentiel.

Mais il y a aussi de nombreux avantages. On gagne du temps de transport. On peut produire un résultat directement exploitable au format électronique sans avoir à rédiger de compte rendu par la suite.

Et puis nous sommes au royaume du digital. Un royaume où la vidéo est reine. Nous n’avons jamais eu autant de possibilités de  communiquer, d’échanger, de partager des contenus (trop peut-être ?).

Alors qu’est-ce qu’on attend ? Il est grand temps de remettre de l’efficacité et du fun dans les réunions à distance

  1. Préparer la réunion à distance
  2. Règles d’hygiène de la réunion à distance
  3. Recettes de cuisine de réunions à distance

Guide évolutif – Faciliter vos ateliers en formats distanciels et hybrides

Ce guide est le fruit d’une période expérimentale d’une durée d’un mois imaginée par LaBase pour adapter les activités du lab aux contraintes de distanciation sociale tout en restant fidèles à son ADN : créer et nourrir des liens entre personnes désireuses de contribuer à la transformation de l’action publique.

Nous tenons à remercier les complices et membres de la communauté de LaBase qui ont participé de façon volontaire avec un esprit d’ouverture, de bienveillance et de coopération à l’expérimentation. La créativité et l’intelligence collective ont été une nouvelle fois au rendez-vous, nourris par les compétences et les expériences du quotidien de chacun.e.

Le contenu que vous trouverez ici est aussi une synthèse des vécus divers avant le confinement (essentiellement des MOOCs ou autres cours en ligne), des projets qui ont dû être adaptés pendant le confinement au 100% en ligne et d’autres initiatives et projets qui ont émergé pendant la crise et qui nous ont obligé à explorer les possibles avec une vraie attitude “test & learn” (tester et apprendre).

Deux productions nous ont servi d’inspiration et de confirmation des idées présentées : le cours “Digital Leadership: Activating and Holding Transformative Change Online” du Presencing Institute et le guide pour faciliter des ateliers en ligne “The Definitive Guide To Facilitating Remote Workshops” proposé par Mural.

Le but de ce guide est de partager des clés pour aller à l’essentiel. Pour nous, la première chose à faire serait de se poser plusieurs fois ces questions avant de se lancer : quelle est la finalité de cette réunion ou atelier ? quel est l’impact que nous souhaitons créer avec ? que souhaitons-nous que les participants y fassent après ?

Une fois clarifiée l’intention et la finalité, il est plus facile de faire des choix concernant la configuration adaptée et les moyens et l’énergie que cela mérite d’y allouer, non seulement pour nous-mêmes en tant qu’organisateurs et facilitateurs, mais aussi pour les autres personnes en tant que participants. Après la période intense de prise de conscience de la crise sanitaire, il nous semble qu’une façon de continuer à faire notre part de colibris réside aussi dans la recherche de l’efficience par rapport au temps des uns et des autres.

Enfin, il s’agit d’une première version du guide à “crash-tester” sous license creative commons CC by SA 4.0. Nous aimerions l’améliorer par la suite grâce à vos suggestions et retours d’usage ! Voici deux modalités :

  • Vous pouvez nous envoyer vos commentaires et suggestions par mail : contact@labase-na.fr ou contact@transfosystemique.fr
  • Vous pouvez également visiter la page de LaBase sur LinkedIn et échanger sur le fil dédié au guide en cliquant sur ce lien : https://www.linkedin.com/company/labasenouvelleaquitaine/?feedView=documents

La boite à outils de la facilitation en ligne

Ce guide apporte des repères pour mieux concevoir et gérer des ateliers de travail collaboratif à distance.
Il s’adresse à tous les facilitateurs, qu’ils soient expérimentés ou non.

RIC local – Guide pour mettre en place le Référendum d’Initiative Citoyenne dans une commune dès aujourd’hui

Ce guide vise à fournir des pistes juridiques et techniques pour instaurer un Référendum d’initiative citoyenne dans toute commune de France, peu importe la taille. Il y a deux difficultés principales qui expliquent en partie les échecs de ce type d’initiative en France, par rapport à d’autres pays comme l’Allemagne ou l’Autriche, les deux liées à la centralisation qui caractérise notre pays. Premièrement, les règles qui régissent les procédures de décision (c’est-à-dire qui décide comment les décisions vont être prises) sont fixées au niveau national, et les municipalités n’ont aucune compétence pour produire du droit en la matière. Deuxièmement, les compétences des mairies sont très faibles, ce qui offre moins d’opportunités aux citoyens de prendre des initiatives. En dépit de ces deux contraintes, nous fournissons ici un ensemble de préconisations pour fournir une procédure qui garantisse à la fois sa légalité, un coût limité et son succès. Par « succès » nous entendons le fait que le dispositif soit réellement utilisé par les citoyens. Cela est plus rare qu’on le pense en France comme en Europe, et beaucoup de dispositifs plutôt coûteux ont été mis en place sans que les citoyens ne les utilisent.

Principes, formes et modalités du débat public pendant l’épidémie Covid-19

Le Gouvernement a adopté de nouvelles mesures pour faire face à l’épidémie du Covid-19 (décret du 29 octobre 2020) qui, de fait, interdisent tout rassemblement physique. Dans ces conditions la CNDP souhaite préciser les principes applicables afin que les procédures participatives engagées ou à venir puissent respecter l’exigence légale que toute personne puisse participer à l’élaboration des décisions qui ont un impact sur son environnement.

Le seul recours aux outils numériques de participation ne permet pas de respecter les exigences du droit à l’information et à la participation du public. La crise sanitaire a, en effet, remis en lumière les grandes inégalités d’accès au numérique. L’étude de l’INSEE publiée le 28 avril 2020 sur les « conditions de vie des ménages en période de confinement » confirme que le numérique ne peut constituer un outil démocratique d’accès à l’information et à la
participation. En effet, 12% des personnes n’ont pas accès à Internet à leur domicile quelle qu’en soit la forme (ordinateur, tablette ou téléphone portable). Les inégalités sont territoriales puisque cette part varie selon les territoires de 14% dans les plus petites agglomérations à 8,2% en agglomération parisienne. Elles sont également sociales puisque 53% des personnes de plus de 75 ans et 34% des personnes sans diplôme ou titulaires d’un certificat d’études primaires n’ont pas d’accès au numérique chez elles. En ne se reposant que sur la participation numérique, on renforcerait les discriminations territoriales et sociales. L’exclusion totale de certaines catégories de population des démarches participatives serait totalement contraire aux exigences constitutionnelles et législatives.

Au regard de ces constats, la Commission nationale du débat public a décidé de proposer des modalités d’information et de participation dont la complémentarité doit permettre de garantir à toutes et tous un égal accès au droit à l’information et à la participation dans cette conjoncture exceptionnelle. Tel est l’objet de cette communication.

Ce document de positionnement est un guide pour les membres de Commissions particulières de débat public, les garants.es et de manière plus générale tout maître d’ouvrage qui de manière volontaire ou obligatoire engagent un processus participatif en cette période qui demeure exceptionnelle et à l’évolution incertaine.

Ce document vise également à faire bénéficier nos partenaires, ainsi que les acteurs de la participation de l’expérience et des enseignements tirés par la CNDP de 25 ans de débats publics et de concertations.

Civil participation in decision-making – Toolkit

The toolkit aims to provide an integrated framework that guides local authorities and practitioners, through a stepby-step approach, in the design and implementation of context-based strategies to boost civil participation.

Introduction au budget participatif

Dans ce guide conçu par Citizenlab, entreprise de civic tech, vous trouverez tout ce dont vous avez besoin pour vous familiariser avec les budgets participatifs. Voilà ce que vous pourrez y trouver :

  • Une définition claire du budget participatif et des idées qui le sous-tendent ;
  • Un aperçu des facteurs de succès mais aussi des interrogations qu’il peut susciter ;
  • Une typologie des différents budgets participatifs et leurs applications respectives ;
  • Des études de cas d’implémentations réussies de budgets participatifs.

Participation et numérique

Il est souvent attendu de la participation numérique qu’elle pallie certaines difficultés de la participation présentielle, notamment en permettant une quantité plus importante de contributions Cela peut en effet être le cas, à condition de
relever un certain nombre de défis.

Cet ouvrage en liste quelques uns ci dessous et propose quelques pistes pour les relever.

C’est un ouvrage pratique qui présente des outils disponibles, en fonction des objectifs attendus.

Il constitue le volume 4 de la série de publications “Quelle stratégie participative pour la gestion locale de l’eau avec les citoyens ?”

Anticiper les coûts de la concertation

Ce mémo propose en une page une liste des coûts (dépenses et temps nécessaires) générés par un processus de concertation. Il vise à aider les collectivités qui s’y lancent à anticiper les besoins.

Il a élaboré par l’Irstea et l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse et il est extrait de l’ouvrage “Quelle stratégie participative pour la gestion locale de l’eau avec les citoyens ? Retours d’expériences et questions à se poser” (page 39).

10 points pour un budget participatif utile

Les Budgets participatifs ont connu un renouveau et un essor sans précédent
en France au cours du précédent mandat municipal. Le nombre des collectivités
engagées a doublé chaque année, passant de 7 en 2014 à plus de 170 en 2020.
Aujourd’hui, il s’agit de donner du sens au Budget participatif.

Le Budget participatif s’adapte à tous les villes et tous les territoires. Par exemple un
tiers des communes engagées compte moins de 20 000 habitants, la moitié des villes
de plus de 200 000 habitants associent les citoyens à la décision budgétaire. Et les
Départements et les Régions se lancent à leur tour.

Le Budget participatif est un outil au service de la participation citoyenne, il doit initier
les citoyens à l’action des élus et des agents territoriaux. Et comment y parvenir,
sinon en les associant à la décision publique ?
Aujourd’hui, cet enjeu conduit à adapter le Budget participatif à une collectivité, un
territoire et ses enjeux, en orientant la thématique, par exemple.

Guide d’orientation pour une gestion participative et contractuelle de l’eau au Maroc

Ce guide d’orientation constitue un document de référence sur la gestion participative et contractuelle de l’eau au Maroc, en théorie
et en pratique. Il a été réalisé dans le cadre d’un programme de coopération entre le Maroc, l’Allemagne et la Suisse intitulé « Appui
à la Gestion Intégrée des Ressources en Eau – AGIRE », et appuyé entre janvier 2018 et juin 2020 par Lisode, société coopérative
spécialisée dans la conduite de processus de concertation pour la gestion des ressources naturelles. Ce document est le fruit de deux
approches complémentaires : la capitalisation des connaissances des acteurs et experts œuvrant pour la gestion de l’eau, et
l’expérimentation de terrain.

Dans ce cadre, un groupe national de réflexion intersectoriel porté par la Direction de la Recherche et de la Planification de l’Eau a été
constitué afin de fournir des recommandations stratégiques sur la gestion participative de l’eau au Maroc. Composé de 35 profils
issus d’institutions publiques et de la société civile (Agences de Bassins du Tensift, Souss-Massa, Oum Erbiaa, Bouregreg Chaouia, Office National du Conseil Agricole, Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable, Ministère de l’Agriculture, Alliance Marocaine pour le Climat et le Développement Durable, Réseau des Irrigants Méditerranéens, Association des Régions du Maroc, Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan-II) ce groupe s’est réuni à cinq reprises pour approfondir le sujet de l’implication des usagers dans la gestion des ressources en eau, clarifier le cadre règlementaire marocain dans lequel s’inscrit le contrat de gestion participative (CGP) et aboutir à des propositions sur le processus à suivre pour élaborer et mettre en œuvre ce type de dispositif.

Le contenu de ce document est directement lié au résultat de ces réflexions collectives.

En parallèle, trois sites pilotes ont également permis de vérifier l’intérêt et les limites d’une gestion participative et contractuelle de l’eau : la plaine du Souss, le périmètre de grande hydraulique du N’Fis, ainsi que le territoire de la Bahira Centrale. Sur chaque territoire, qui présente des spécificités d’usages de l’eau, d’organisation collective des usagers, ou encore d’activités humaines distinctes, la validité du concept a été testée. Sur l’un des sites, un projet de CGP a pu être élaboré à travers un processus de concertation impliquant usagers et administrations publiques. Les résultats obtenus ont également enrichi la réflexion qui est
livrée dans ce guide.

Les objectifs de ce guide d’orientation sont multiples. Il apporte d’une part des connaissances générales permettant de mieux
cerner ce qu’est un CGP (finalité, limites, cadre règlementaire). Il fournit d’autre part des recommandations concrètes pour sa mise
en place (conditions préalables, processus d’élaboration, outils et méthodes participatifs).

Ce guide est avant tout destiné aux acteurs marocains de la gestion de l’eau qui souhaiteraient mettre en place un CGP (l’initier, le piloter ou l’animer), en particulier les Agences de Bassins Hydrauliques, qui pourront alors faire des choix éclairés grâce aux bases théoriques fournies dans ce document, mais aussi d’avoir en main un panel d’outils pour réussir concrètement cette démarche innovante de gestion contractuelle et participative de l’eau.

Mais il s’adresse également à tous les autres acteurs qui auront vocation à s’impliquer à des degrés divers dans l’élaboration et
la mise en œuvre d’un tel contrat. Sont inclus des acteurs tels que les administrations publiques, les autorités provinciales et
régionales, mais aussi les diverses parties prenantes concernées par la gestion de l’eau au niveau local (associations des usagers de
l’eau agricole, opérateurs privés, communes, société civile, etc.)

La Boussole de la participation : une application pour organiser et suivre un processus participatif

Le Cerema a développé une “Boussole de la participation”, un outil sous forme d’application web qui a pour objectif de guider dans la construction d’une démarche participative. Elle donne des repères à partager, voire à co-construire avec l’ensemble des participants. Elle permet également de rendre compte du travail accompli et d’en dresser un bilan.

La « Boussole de la participation », conçue initialement pour les agents des collectivités, peut être utilisée par toute personne impliquée à différents titres dans une démarche participative. Elle s’adapte à toute sorte de projets ou processus participatifs, qu’ils soient volontaires ou réglementaires et quelle que soit leur échelle territoriale.

La « Boussole de la participation » est composée de 2 volets :

  1. Premier volet : réaliser une autoévaluation. Il peut être utilisée en amont de la démarche pour définir un niveau d’ambition en termes de participation et en aval pour l’évaluer
  2. Deuxième volet : le « Pas à pas » de la participation. Il permet de formaliser un projet de participation, de le suivre et d’en faire le bilan.

L’utilisation de cet outil permet de s’approprier le contenu de la charte de la participation « qui énonce les valeurs et principes définissant le socle d’un processus participatif vertueux. Cette charte s’adresse à tous les participants (porteur de projet et public) et constitue une aide dans la mise en œuvre du dispositif de participation. » source : https://www.ecologie.gouv.fr/charte-participation-du-public

Si vous souhaitez plus d’informations, accéder à la boussole ou encore être accompagné pour développer la participation dans vos projets, vous pouvez contacter l’équipe du Cerema à l’adresse suivante : participation[at]cerema.fr

Grands principes et lignes rouges pour organiser pour mettre en place une convention citoyenne à l’échelle d’un territoire

En 2019-2020, suite à la mobilisation des Gilets Jaunes et des marches pour le climat, Démocratie Ouverte participe (avec le collectif des Gilets Citoyens) au lancement de la Convention Citoyenne pour le Climat, décidée par la Président de la République et organisée avec le Conseil Économique Social et Environnemental. En 2020, l’association est aussi partie prenante de la Convention Citoyenne pour l’Occitanie.

Forte de ces deux expérimentations mais aussi des expériences précédentes de conventions de citoyens, jurys citoyens, conférences de consensus et autres dispositifs de démocratie délibérative menés à différentes échelles, en France et à l’étranger, depuis les années 70, Démocratie ouverte publie un guide pratique dédié aux collectivités qui souhaitent mettre en place de tels dispositifs dans leurs territoires.

Collectivités et participation : 20 ans d’expérience de l’Ifrée

Depuis 20 ans, l’Ifrée – Institut de formation et de recherche en éducation à l’environnement – agit dans les territoires avec les collectivités, en accompagnant des projets mobilisateurs pour les acteurs concernés, notamment sur des thématiques relevant du développement soutenable et solidaire. Éclairés par ces expériences, nous pouvons tracer aujourd’hui quelques perspectives issues de nos actions de partenariat, en interrogeant nos pratiques, en croisant nos réflexions, et en sollicitant les méthodes de la recherche action.

Vous trouverez dans les pages suivantes quelques exemples et retours d’expériences qui n’ont d’autre ambition que d’illustrer ce principe de participation, en espérant qu’ils puissent vous intéresser, répondre à quelques-unes de vos questions, mais aussi vous interroger et constituer des pistes à explorer.

Boussole de la participation – outil d’auto-diagnostic de démarches participatives

Cet outil, élaboré par le Cerema, le CGDD, le réseau de la participation a vocation à accompagner et guider les porteurs de projet (collectivités, maîtres d’ouvrage, collectifs citoyens…) dans la définition et l’évaluation de processus participatifs intégrant les principes et valeurs de la Charte de la participation du public.

Structuré selon les articles de la Charte, il propose des modalités de déclinaison opérationnelle de chacun des principes et valeurs de la charte, inspiré des retours d’expérience des bonnes pratiques participatives réalisés par le Cerema pour le CGDD et le réseau des adhérents de la Charte de la participation.

Cet outil vous permet de situer votre ambition participative au regard des principes et valeurs de la Charte. Il peut être utilisé en amont pour vous aider à définir votre processus participatif. Il peut également être utilisé à l’issue du processus participatif, pour en dresser un bilan et identifier les pistes de progrès.
Nous vous recommandons de le remplir de manière collective, avec une diversité de points de vue (organisateur, intervenant, participants,…)