Grands principes et lignes rouges pour organiser pour mettre en place une convention citoyenne à l’échelle d’un territoire

En 2019-2020, suite à la mobilisation des Gilets Jaunes et des marches pour le climat, Démocratie Ouverte participe (avec le collectif des Gilets Citoyens) au lancement de la Convention Citoyenne pour le Climat, décidée par la Président de la République et organisée avec le Conseil Économique Social et Environnemental. En 2020, l’association est aussi partie prenante de la Convention Citoyenne pour l’Occitanie.

Forte de ces deux expérimentations mais aussi des expériences précédentes de conventions de citoyens, jurys citoyens, conférences de consensus et autres dispositifs de démocratie délibérative menés à différentes échelles, en France et à l’étranger, depuis les années 70, Démocratie ouverte publie un guide pratique dédié aux collectivités qui souhaitent mettre en place de tels dispositifs dans leurs territoires.

Collectivités et participation : 20 ans d’expérience de l’Ifrée

Depuis 20 ans, l’Ifrée – Institut de formation et de recherche en éducation à l’environnement – agit dans les territoires avec les collectivités, en accompagnant des projets mobilisateurs pour les acteurs concernés, notamment sur des thématiques relevant du développement soutenable et solidaire. Éclairés par ces expériences, nous pouvons tracer aujourd’hui quelques perspectives issues de nos actions de partenariat, en interrogeant nos pratiques, en croisant nos réflexions, et en sollicitant les méthodes de la recherche action.

Vous trouverez dans les pages suivantes quelques exemples et retours d’expériences qui n’ont d’autre ambition que d’illustrer ce principe de participation, en espérant qu’ils puissent vous intéresser, répondre à quelques-unes de vos questions, mais aussi vous interroger et constituer des pistes à explorer.

Boussole de la participation – outil d’auto-diagnostic de démarches participatives

Cet outil, élaboré par le Cerema, le CGDD, le réseau de la participation a vocation à accompagner et guider les porteurs de projet (collectivités, maîtres d’ouvrage, collectifs citoyens…) dans la définition et l’évaluation de processus participatifs intégrant les principes et valeurs de la Charte de la participation du public.

Structuré selon les articles de la Charte, il propose des modalités de déclinaison opérationnelle de chacun des principes et valeurs de la charte, inspiré des retours d’expérience des bonnes pratiques participatives réalisés par le Cerema pour le CGDD et le réseau des adhérents de la Charte de la participation.

Cet outil vous permet de situer votre ambition participative au regard des principes et valeurs de la Charte. Il peut être utilisé en amont pour vous aider à définir votre processus participatif. Il peut également être utilisé à l’issue du processus participatif, pour en dresser un bilan et identifier les pistes de progrès.
Nous vous recommandons de le remplir de manière collective, avec une diversité de points de vue (organisateur, intervenant, participants,…)

Grille d’évaluation flash d’un projet innovant

Les raisons pour se lancer dans l’évaluation d’une démarche ou d’un projet innovants sont multiples. Elle permet de rendre compte et ainsi légitimer les actions mises en oeuvre dans le cadre du projet, de mieux comprendre les composantes du projet, les apports des différents partenaires. C’est aussi un moment pour partager les résultats et (re)mobiliser les parties prenantes autour du projet. A long terme, l’évaluation permet aussi d’apprécier l’impact du projet sur le besoin ou problème initial auquel il entendait apporter une solution.
L’évaluation peut porter sur tout ou partie d’une démarche ou d’un projet. Sa méthodologie est généralement structurée autour de quelques principes dans les 5 étapes suivantes : mettre à plat son projet, définir un questionnement précis, identifier les parties prenantes à associer, collecter l’information ad hoc permettant d’apprécier les réalisations, les résultats et les impacts et, enfin, apporter une réponse argumentée aux questions d’évaluation pour proposer des recommandations.

Exemple d’une grille pour évaluer un projet innovant en quelques étapes proposée sur le site Comment-faire.

Une évaluation utile et mobilisatrice, est-ce possible ?

Un guide pour vous outiller avant d’entreprendre une démarche d’évaluation dans un contexte collectif

Une évaluation utile et mobilisatrice peut être un atout considérable pour soutenir une démarche collective1. Elle peut donner du souffle, faire voir une action sous un nouvel éclairage, marquer la progression vers le changement souhaité, fournir des arguments pour engager de nouveaux partenaires, aider à prendre des décisions éclairées, faire vivre une réussite collective et plus encore !

La préparation est déterminante. L’évaluation doit bien s’intégrer aux préoccupations et aux objectifs des partenaires, mais aussi être souple et s’adapter aux capacités et aux ressources disponibles. S’il existe plusieurs guides portant sur l’évaluation, il n’y a que peu d’outils pour aider à faire des choix dans un contexte de développement
collectif. Ce guide a été conçu pour offrir des repères permettant de démystifier l’évaluation et de s’y préparer avant de plonger

Su r quoi s’appuient les contenu s de ce guide ? Les contenus proposés sont issus des travaux menés par le Groupe de travail sur l’évaluation. Ils s’appuient sur les connaissances, expériences et perspectives des participants, sur la documentation d’exemples concrets d’évaluations jugées réussies par les acteurs, ainsi que sur des collectes de données. Ces dernières ont permis un ancrage, dans la réalité et les besoins, d’une variété de démarches collectives à travers le Québec.

Ce guide vise particulièrement à :

  • Permettre d’aborder la question de l’évaluation avec ses partenaires, bailleurs de fonds et ressources d’accompagnement en évaluation
  • Aider à se repérer dans l’univers de l’évaluation, qui peut sembler complexe pour un non expert
  • Offrir un soutien dans la préparation d’une démarche d’évaluation utile et mobilisatrice dans un contexte collectif.

L’évaluation partagée donne du sens !

Depuis 15 ans, Periferia accompagne des processus participatifs dans des contextes très diversifiés allant de la rénovation urbaine au développement de capacités citoyennes en passant par des dynamiques budgétaires telles que le budget participatif.

La mise en place et l’accompagnement d’un processus participatif nécessitent beaucoup de flexibilité. Il serait en effet dommage de simplement transposer un processus utilisé dans un lieu à un autre endroit. Cela correspondrait à nier toutes les particularités et les ressources propres à ce nouvel espace, et empêcherait l’importante étape de construction du processus avec les participants.

Evaluer et corriger régulièrement en cours de processus est donc un exercice nécessaire et très enrichissant, qui fait intrinsèquement partie du processus participatif. Pourtant, force est de constater que l’évaluation est souvent oubliée dans les processus participatifs et que, lorsqu’elle ne l’est pas, elle apparaît comme la phase ultime du processus. Très souvent aussi, l’évaluation intervient comme une demande du financeur qui l’envisage plus comme un outil de contrôle que comme un outil de gestion.

Cette publication propose d’explorer précisément la manière d’intégrer l’évaluation au cœur d’un processus de projets et d’actions et de la penser comme un outil de gestion collective et de renforcement des capacités d’analyse et d’action de l’ensemble des acteurs impliqués.

Sept « péchés capitaux » de l’évaluateur : Pièges et repères déontologiques

Une évaluation est un exercice difficile. En quelques jours ou quelques semaines au mieux, il faut porter un regard le plus objectif possible sur une réalité complexe et multiforme et porter une analyse sur des stratégies et des actions, dans lesquelles des équipes se sont investies, parfois pendant plusieurs années. Il faut intégrer et organiser une masse d’informations d’ordres différents ; se construire une connaissance et une analyse du projet ; respecter les équipes et leur travail sans pour autant oublier tout  regard critique ; appréhender le point de vue des bénéficiaires sans prendre pour argent comptant tout ce qu’ils disent ; répondre aux attentes – pas toujours explicites ou réalistes – des commanditaires sans s’asservir à leurs logiques…

Une évaluation est souvent un exercice violent pour ceux qui la vivent. Nous avons tous connu des évaluations productives, mais aussi des évaluations injustes et biaisées. Evaluer un projet demande une éthique affirmée pour éviter de tomber dans des pièges fréquents. En voici quelques-uns, inspirés de cas vécus. Il y en a sûrement d’autres…

Gudie de détection des bonnes pratiques dans les processus participatifs

Ce document a été élaboré avec l’appui de l’Institute de Gouvernement et Politiques Publiques de l’Université Autonome de Barcelona, à partir du débat suscité par les résultats du Groupe de Travail constitué dans la Vème Conférence de l’OIDP (2005).

Le Groupe de Travail « Création d’une fiche de Bonnes Pratiques » coordonné par la Diputació de Barcelona (Espagne) a développé ses tâches pendant les années 2005 et 2006. Et tous les résultats de ces travaux ont été comparé à travers de la Distinction OIDP “Bonne Pratique en Participation Citoyenne”.

Ce document est public et nous espérons qu’il soit d’une énorme utilité pour toutes les villes / régions / institutions qui l’utilisent. Cependant, avec la volonté de continuer de perfectionner nos travaux et d’avancer d’une manière branchée, nous demandons à tous ceux qui utilisent ce document dans l’évaluation d’une pratique participative partager avec nous ses réflexions sur l’applicabilité, utilité, forces et faiblesses des contenus ici exprimés.

Sait-on bien travailler ensemble? Petit guide d’évaluation participative à l’intention des initiatives de développement des communautés

Ce Guide constitue l’aboutissement d’une longue démarche de réflexion et d’expérimentation relatives à l’évaluation d’initiatives de développement des communautés et en particulier de projets de Villes et villages en santé. Il tire sa source d’un cadre conceptuel développé en réponse à ce questionnement : perspective pour une évaluation participative des processus
de Villes et Villages en santé.

Afin de valider concrètement ce cadre conceptuel et expérimenter les méthodes d’évaluation qui pouvaient en découler, un projet d’auto-évaluation a été réalisé grâce à huit initiatives de développement avec des communautés en Abitibi-Témiscamingue. Le présent Guide s’appuie sur les leçons tirées de ce projet de recherche, d’expériences parallèles menées par des membres de l’équipe de recherche et de connaissances acquises par d’autres chercheurs dans ce domaine.

Ce Guide propose un mode d’évaluation que l’on pourrait qualifier d’auto-évaluation participative de processus, qui se caractérise comme suit :

  • une auto-évaluation participative…
  • de processus, ou du « comment-on-travaille-ensemble »…
  • intégrée de manière continue à une démarche…
  • et dont l’objectif est d’améliorer l’action.

La participation citoyenne au sein du Conseil National de l’Alimentation

Jusqu’à récemment, le Conseil National de l’Alimentation était une instance entièrement consacrée aux représentants des acteurs de la chaîne alimentaire, c’est-à-dire aux parties prenantes également appelées « corps intermédiaires ». En 2014, est parue la loi d’Avenir pour l’Agriculture, l’Alimentation et la Forêt (2014) qui confie au Conseil National de l’Alimentation une mission d’organisation de débats publics sur l’alimentation.

Afin de répondre à cette mission, le CNA a choisi de s’interroger plus largement sur la place qu’il pourrait consacrer aux citoyens dans le processus d’élaboration de ses avis. Avec l’appui de la Commission Nationale du Débat Public, un groupe de travail a été mis en place afin d’explorer toutes les possibilités que l’ouverture du CNA à la participation citoyenne pouvait offrir.

Un guide méthodologique et une carte mentale ont ainsi été produites afin de proposer aux membres du CNA des pistes pour mettre en œuvre la participation citoyenne, assorties de recommandations (conditions de réussite) pour que cette ouverture se fasse de la manière la plus vertueuse possible.

24 retours d’expérience pour animer des démarches participatives et soutenir des projets citoyens

BRUDED est un réseau d’échanges d’expériences comptant plus de 170 communes et intercommunalités sur la Bretagne et la Loire-Atlantique. Au sein du réseau, des
élus « qui ont fait » témoignent de leurs expériences à des élus « qui veulent faire » pour leur permettre d’avancer plus vite et plus loin dans leurs réalisations.
Pour faciliter ces échanges d’expériences, les chargés de développement répartis sur le territoire organisent régulièrement des visites de réalisations, des rencontres et accompagnent les collectivités dans la mise en œuvre de leurs projets.

Cela fait déjà plusieurs années que des municipalités pionnières ont compris toute l’importance d’associer les habitants aux côtés des experts pour l’élaboration de leurs projets. Aujourd’hui, les démarches participatives se multiplient et les citoyens sont de plus en plus nombreux à s’impliquer : à l’évidence, ces approches vont rapidement s’imposer à toutes les collectivités,
soyons en assurés.

Mais l’implication citoyenne ne s’arrête pas là ! Sur ce nouveau mandat, communes et intercommunalités seront également nombreuses à être sollicitées pour soutenir des projets directement portés par des habitants et acteurs locaux. Facteurs de développement local durable, de bien-vivre ensemble et d’intérêt général, ces initiatives auront souvent besoin d’un appui politique,
financier ou logistique pour aboutir. Voilà qui ouvre un nouveau champ d’action pour les élus.

Là aussi, celles et ceux qui l’ont déjà exploré nous disent tout l’intérêt de favoriser l’émergence et le déploiement d’actions citoyennes.

Que les projets soient pilotés par la collectivité ou par les citoyens, la dimension participative modifie la posture des élus et les processus de mise en œuvre. À l’évidence, il n’y a pas de méthode unique. Néanmoins, la diversité des retours d’expériences capitalisés au sein du réseau BRUDED nous a permis d’identifier des clés de réussite et des écueils à éviter, valables pour tous les projets.
Nous avons souhaité partager avec vous ce vécu et cette expertise d’élus, sans pour autant imposer une façon unique de procéder.

Guide pour la sécurité sanitaire des rencontres de la CNDP

En cette période de crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19, il est nécessaire d’adapter les dispositifs d’information et de participation du public afin qu’ils puissent se poursuivre dans des conditions de sécurité optimales. Dans le cadre des mesures exceptionnelles prises par le Gouvernement, certaines rencontres peuvent être maintenues en présentiel.

Ce guide propose des modalités d’organisation de ces activités en présentiel permettant d’assurer au mieux la sécurité de chacun.e.

Il est bien entendu à réactualiser à l’aune d’éventuelles modifications des dispositions réglementaires et para-réglementaires sur lesquelles elle s’appuie.

Ce guide a été réalisé début juin 2020 et actualisé en août 2020 à partir des réglementations en vigueur.

Note sur l’évaluation de la participation

Dans le cadre du chantier “Evaluation de la participation”, l’ICPC a produit une note présentant les notions clés de l’évaluation.

  • Une définition de l’évaluation
  • Des caractéristiques de l’évaluation
  • Les quatre étapes clés d’une évaluation

Mémento – Aide à la pratique de l’enquête publique pendant l’épidémie de covid-19

Les préconisations, recommandations ou les simples conseils que nous avons retenus permettent de mettre en exergue que les commissaires enquêteurs sont particulièrement responsables et soucieux de la relance de l’économie de notre pays et du respect de la participation du public.
Ce mémento a été validé par le ministère de la Transitiion écologique et solidaire (CGDD), et nos compagnies territoriales se chargent de le faire suivre aux tribunaux administratifs, préfectures,  conseils départementaux, associations des maires, grandes métropoles etc.
S’agissant d’un document évolutif, il sera enrichi ultérieurement en fonction des retours qui nous seront parvenus des régions et de l’évolution des mesures de déconfinement.

Fabrique de transition démocratique

Ce guide réalisé par Energy Cities présente 18 exemples de participation citoyenne, de gestion collective, de budgets participatifs, de living streets à travers l’Europe et ailleurs. Une belle preuve que les expérimentations de nouvelle citoyenneté existent et donnent des résultats quant à la transition énergétique des territoires.

L’étude Energy Cities cherche ainsi à cerner :

  • Quels sont les nouveaux modes de gouvernance qui émergent et dans quelle mesure facilitent-ils l’implication des citoyens dans les politiques de transition énergétique ?
  • Comment les municipalités adaptent leurs pratiques pour faire face aux transformations actuelles de la société et quel en est l’impact sur les politiques de transition énergétique ?

Guide pratique de la démocratie participative locale

Les clés pour mettre en place une démarche de participation citoyenne réussie !

Cet ouvrage présente les différents outils permettant aux collectivités de mettre en œuvre des démarches de consultation et de participation des citoyens. En effet, il permet de faire le point sur ce qu’il est possible de faire ou non en terme de démocratie participative au niveau local.

Chaque dispositif est présenté via son cadre juridique et des conseils pratiques pour le mettre en oeuvre. Parmi ceux-ci, retrouvez notamment :

  • la consultation locale ;
  • le budget participatif ;
  • la pétition ;
  • le référendum local ;
  • le conseil de développement….

Grâce à la présentation détaillée du cadre normatif et de la procédure à mettre en place, la participation citoyenne pourra devenir réalité dans votre collectivité.

Chapitre introductif

  1. Éléments de droit de la démocratie participative locale
  2. Pratique de la démocratie participative : conseils généraux
  3. Schémas récapitulatifs

Partie 1 – Les dispositifs communs à toutes les entités locales

Chapitre 1 – Les dispositifs généraux

  1. Les règles de la consultation ouverte facultative
  2. La consultation locale
  3. Le budget participatif

Chapitre 2 – Les dispositifs thématiques

  1. Le conseil de jeunes
  2. La commission consultative des services publics locaux

Partie 2 – Les dispositifs communs à toutes les collectivités territoriales

Chapitre 1 – La pétition

  1. Position du problème – Un procédé largement défaillant
  2. Droit applicable et bonnes pratiques
  3. Conclusion

Chapitre 2 – Le référendum local

  1. Présentation générale
  2. Règles de fond
  3. Déroulement

Partie 3 – Les dispositifs propres à certains types d’entités locales

Chapitre 1 – Les dispositifs propres aux communes et communs ou partagés avec les EPCI

  1. Les dispositifs généraux (Le comité consultatif et le conseil consultatif ; Le conseil de quartier ; Le comité d’initiative et de consultation d’arrondissement)
  2.  Les dispositifs thématiques (Le conseil citoyen ; La consultation sur la création d’une commune nouvelle ; La commission communale ou intercommunale pour l’accessibilité)

Chapitre 2 – Les dispositifs propres à certaines entités locales

  1. Le conseil de développement
  2. Le conseil économique, social et environnemental régional

Guide de l’innovation centrée usager : petite boussole pour innover avec les usagers

En 2008, le Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur lançait un nouveau dispositif d’aide à l’innovation, destiné à la fois aux entreprises, aux laboratoires de recherche et aux territoires : PACA Labs.

Sa particularité? Inciter les innovateurs à expérimenter leurs technologies et services numériques et ce, en impliquant des usagers. Conformément à la philosophie des Living Labs qui sous-tend PACA Labs, deux principes d’action majeurs guident en effet le montage des projets :

01. impliquer des usagers en tant que co-concepteurs des innovations, au même titre que les autres parties-prenantes des projets

02. élaborer des expérimentations dites «grandeur nature», implantées dans de véritables situations et contextes d’usage.

Ainsi, ces cinq dernières années, entrepreneurs, ingénieurs, startupeurs, chercheurs mais aussi artistes ont expérimenté leurs innovations dans diverses situations de la vie quotidienne (hôpitaux, stations de ski, offices de tourisme ou universités…), mobilisant par là même une pluralité de communautés d’usagers (infirmiers, pompiers, abonnés de bibliothèques, personnes âgées ou dirigeants d’entreprise…).

Cependant, deux ordres de question ont rapidement émergé et se sont posées de manière récurrente aux porteurs de projet :

01. Qui sont les «bons » usagers ? Comment les identifier et qu’ont-ils à apporter au processus d’innovation? De fait, les innovateurs ne savent pas (ou peu) « travailler avec les usagers » – ce n’est pas leur métier, ils sont d’abord entrepreneurs !

02. Et quand bien même les entrepreneurs sont convaincus de l’intérêt de cette approche «par les usages », comment identifier les «experts » susceptibles de les aider dans cette démarche? Qui sont de ce point de vue les chercheurs en « sciences humaines et sociales » (SHS) qu’il convient de mobiliser? Et quels nouveaux regards peuvent apporter les designers ?

C’est de cette double interrogation qu’est née l’idée de ce guide.

Son but: aider les acteurs qui souhaitent s’engager dans une démarche d’innovation que l’on qualifiera ici d’«ouverte» et de «centrée-usager» à mieux en comprendre le sens, mais aussi à s’outiller en conséquence pour en tirer le meilleur parti.

A l’instar d’autres initiatives du même type, ce guide propose des orientations et des repères afin de permettre une prise en compte effective des usages et des usagers dans un processus d’innovation, qui se veut à la fois « agile» et « itératif ». Il n’a toutefois pas vocation à fournir une énième recette miracle aux innovateurs – cette
perspective est vouée à l’échec !

Et ceci d’autant que demeure une forme d’imprévisibilité consubstantielle aux logiques d’appropriation des biens et des services après leur mise sur le marché ou leur diffusion publique. Il se conçoit plutôt comme une boussole, dont il convient d’adapter les indications à la réalité du terrain et à la physionomie des projets.

Ce guide se base en premier lieu sur des observations empiriques tirées de plusieurs dizaines d’expérimentations menées dans le cadre du programme PACA Labs. Il s’inspire ensuite de nombreux travaux de recherche et de nouveaux modes de pensée, tels que par exemple les démarches engagées par la communauté scientifique des chercheurs en Computer Supported Cooperative Work (travail coopératif assisté par ordinateur – CSCW), dont la particularité consiste précisément à inviter les
sciences humaines et sociales et le design dans le travail de conception. Comme l’indique Dominique Cardon : “ le CSCW est ainsi devenu le lieu d’exploration d’une multitude de méthodologies et de dispositifs visant à établir une « conception centrée-usager», «assistée par l’usage », un design, ou mieux un « co-design», «participatif» ou « évolutif» ” (Cardon, 1997 : 22).

En ce sens, il a vocation à être enrichi dans les années à venir, particulièrement quand il s’agit d’identifier les bonnes méthodes et expertises en Sciences humaines et sociales et en design

Fiches méthode du Labo des Villages du Futur

Fiches méthode des différentes actions et initiatives testées par les Villages du Futur, où la place et la contribution des habitants est centrale. Vous trouverez des réponses à la question “Comment organiser …” :
– un chantier collectif de peinture de volets
– la concertation pour réaliser un aménagement public
– l’ouverture d’une boutique en test
– un chantier participatif
– un test avant d’aménager une place publique
– la mise en place d’une signalétique éphémère

Organisons-nous ! Manuel critique

Par un impitoyable glissement sémantique, les mots d’ordre « Ne me libère pas, je m’en charge » ou « L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes » sont devenus « Prenez-vous donc en main : quand on veut on peut ». L’ambition d’émancipation et de transformation sociale est balayée par une injonction à se débrouiller, le pouvoir d’agir est devenu devoir d’agir. Dans la start-up nation, loin du vieux monde de l’État social et du syndicalisme, chacun est sommé de devenir entrepreneur de soi-même.

De l’affaiblissement de l’emprise idéologique du capitalisme à la construction d’une culture d’émancipation, de la communication non-violente au regroupement entre premiers concernés, d’une action menée depuis l’intérieur du système à l’instauration d’un rapport de force, Adeline de Lépinay, spécialiste de l’éducation populaire et du community organizing, repose les bases de l’organisation collective. S’appuyant notamment sur les mouvements sociaux récents, elle propose des questionnements et des pistes concrètes au service d’une lutte à la fois efficace et démocratique, qui ne tombe pas dans le piège néolibéral.

Guide pratique d’accompagnement pour mettre en œuvre la participation et animer un projet participatif en Guyane

Initié en 2013, ce projet de recherche-action sur les démarches participatives en Guyane, voit le jour après 4 ans de travail assidu du réseau GRAINE : recueils d’expériences, expérimentations sur le terrain, évaluations et rédaction du guide méthodologique. Il est destiné aux animateurs nature, aux éducateurs à l’environnement, aux gestionnaires d’espaces naturels, aux élus et techniciens de collectivités locales de parcs naturels, aux animateurs de développement local…

Rendre acteur, participer au processus de décision ou encore trouver sa place de citoyen sur les questions environnementales, sont autant d’objectifs qui ont guidé le GRAINE dans la mise en œuvre de ce projet. En effet, l’idée de ce guide méthodologique est de faciliter l’expression populaire, d’accompagner les habitants à porter leurs paroles sur les problématiques du quotidien sans prosélytisme…

Un processus, qui s’inscrit pleinement dans une démarche éducative où l’on recherche l’émancipation, l’autonomie et la responsabilisation de la personne et du groupe au sein d’une société. Ce guide s’appuie donc sur une démarche d’éducation populaire à l’environnement, visant à renforcer le pouvoir de participation de tous, tout au long de la vie, permettant ainsi à chacun d’être acteur des décisions et de s’épanouir dans son quotidien.

Boîte à outils pour animer les groupes de travail du Conseil de développement

Le Conseil de développement de la Métropole Européenne de Lille a conçu un livret d’une cinquantaine de pages pour accompagner les bénévoles dans l’animation d’atelier. Pour renforcer le mode de travail collaboratif, une douzaine de fiches détaille les méthodes et astuces pour préparer, animer et conclure des ateliers.

Cette boîte à outils est issue d’une action de formation organisée en 2017 pour les animateurs des chantiers prospectifs. Elle a vocation à être partagée plus largement, afin de diffuser des techniques et astuces qui peuvent être utiles à l’ensemble des membres des Conseils de développement.

Partie 1 : Comment animer une réunion ?

Partie 2 : Boîte à outils

  • Le processus d’animation
  • Lancer la dynamique de groupe
  • Introduire le sujet
  • Méthodes d’animation

Partie 3 : Les outils d’animation

  • Fiche 1 : Métaplan (ou Post-it)
  • Fiche 2 : Groupe nominal
  • Fiche 3 : Carte mentale
  • Fiche 4 : Les six chapeaux de Bono
  • Fiche 5 : Scénario catastrophe / Scénario rêve
  • Fiche 6 : Choisir, hiérarchiser, prioriser
  • Fiche 7 : Méthodes sur et avec le terrain ! Les marches exploratoires.
  • Fiche 8 : Méthodes sur et avec le terrain ! Les visites de terrain.
  • Fiche 9 : Méthodes sur et avec le terrain ! Inviter un intervenant extérieur.
  • Fiche 10 : Comment élaborer un questionnaire ?
  • Fiche 11 : Conclure.
  • Fiche 12 : Bâtir un plan pour bien rédiger la contribution

Guide du municipalisme – Pour une ville citoyenne, apaisée, ouverte

De plus en plus, nos villes sont devenues le lieu où sévissent la spéculation, les exclusions de toutes sortes et la ségrégation sociale. Pourtant, de l’Espagne aux États-Unis et à l’Afrique du Sud, en passant par le Chili, le Rojava syrien, la Serbie, la Pologne ou la France, des groupes renversent cette logique et inventent une nouvelle manière de vivre ensemble. Ce mouvement de démocratie radicale, qui s’ancre au niveau local mais se connecte au monde, place les citoyens au centre des décisions publiques et de la sauvegarde de l’intérêt général. Il réintroduit la démocratie directe en s’appuyant sur des valeurs sociales, féministes, écologiques et solidaires pour ouvrir le champ politique et en faire un espace d’émancipation et de transformation.

Le municipalisme s’impose comme une alternative politique aux traditionnelles formes d’organisation et de pouvoir fondées sur la verticalité, la centralisation et le patriarcat. Ce guide est le fruit de la collaboration de plus de 140 maires, conseillers municipaux et militants du monde entier, tous investis dans le mouvement municipaliste mondial.

Coordonné par la Commission internationale de Barcelona En Comú, il présente :

  • les bases théoriques du municipalisme et le rôle qu’il peut jouer, notamment dans la féminisation de la politique et la lutte contre l’extrême droite ;
  • les outils pour préparer une candidature municipaliste, développer un programme participatif, rédiger un code éthique ou financer une campagne politique ;
  • des exemples de politiques de transformation mises en œuvre dans des municipalités du monde entier en matière de logement, d’espace public ou de démocratie participative ;
  • un répertoire des 50 principales plateformes municipales dans le monde.

Guide pratique pour l’évaluation des processus participatifs

Ce document a été élaboré avec l’appui de l’Institute de Gouvernement et Politiques Publiques de l’Université Autonome de Barcelona, à partir du débat suscité par les résultats du Groupe de Travail constitué dans la Vème Conférence de l’OIDP (2005).

Le Groupe de Travail « Eléments communs pour la définition d’un objet d’études des OLDP : thèmes, indicateurs et indices » coordonné par la ville de Donostia – San Sebastián a développé
ses tâches pendant les années 2005 et 2006.

Ce document est public et nous espérons qu’il soit d’une énorme utilité pour toutes les villes /régions / institutions qui l’utilisent.
Cependant, avec la volonté de continuer de perfectionner nos travaux et d’avancer d’une manière branchée, nous demandons à tous ceux qui utilisent ce document dans l’évaluation d’une pratique participative partager avec nous ses réflexions sur l’applicabilité, utilité, forces et faiblesses des contenus ici exprimés.

Traduit en français par : OLDP de Saint-Denis