Démarches de participation, démarches de projet “Comment la participation habitante interroge-t-elle les pratiques et les métiers du projet urbain ?”

Dossier Aptitudes Urbaines

Avec la contribution de Jodelle Zetlaoui-Léger. Tout au long de l’année, nous avons rencontré plusieurs professionnels de l’urbain : Olivier ANSART (ASA PNE), Gwenaëlle d’Aboville (Ville Ouverte), Alice COLLET (ANRU), Amandine Crambes-Richaud (ADEME), Eléonore Hauptmann, Jean-Didier Laforgue, Alain RENK, Eric Ruiz (Ville de Grenoble) …afin de recueillir leur témoignage sur les conditions concrètes de mise en place de la participation habitante dans les projets urbains.

Cette nécessité de clarification collective des méthodes pour organiser la participation habitante apparaît d’autant plus importante à l’heure de l’urbanisme négocié et de la coproduction publique-privée, pour veiller à réserver un rôle à l’habitant dans le projet malgré les impératifs temporels, opérationnels et financiers de ces nouvelles commandes.

Expertise et démocratie : faire avec la défiance

Pour éviter que la défiance envers l’expertise ne fragilise l’action publique, il faut apprendre à « faire avec ». Il s’agit de rendre l’expertise plus lisible et transparente, de rapprocher les cultures et surtout de répondre aux questions des citoyens, telles qu’ils se les posent.

Les manifestations de défiance à l’égard des institutions, des responsables politiques, des journalistes, peuvent faire obstacle à l’émergence d’un consensus et fragiliser l’action publique. Ceux qu’on appelle les « experts » ne sont pas à l’abri de cette défiance. Plusieurs reproches sont récurrents : on entendrait « toujours les mêmes » dans les médias ; les « chiffres officiels » ne traduiraient pas la réalité vécue ; les experts ne seraient pas indépendants à l’égard des industriels et des politiques… Comment l’expliquer et mieux prendre en compte cette défiance dans l’élaboration des politiques publiques ?

D’OÙ VIENT LA DÉFIANCE ?

Si la défiance envers l’expertise n’est pas un phénomène nouveau, « elle prend cependant une forme inédite » aujourd’hui, notamment en raison du numérique, constate Daniel Agacinski, chef de projet à France Stratégie et auteur du rapport. Pourquoi ? L’augmentation du niveau d’éducation de la population, le ralentissement tendanciel de la croissance, les nombreux scandales (sang contaminé, Tchernobyl, Levothyrox…), autant de facteur qui ont installé le doute. Et les tentatives engagées pour « restaurer la confiance », via la participation, la quantification, la mise en place d’institutions plus indépendantes, n’ont pas fait disparaître cette défiance.

« FAIRE AVEC » LA DÉFIANCE

Ce rapport de France Stratégie ne propose pas de se résigner à la défiance, mais bien plutôt de prendre appui sur elle et de « l’incorporer aux instances d’expertise ». Comment ?

  • Répondre aux questions que se posent les citoyens, telles qu’ils se les posent, avec, par exemple, la création d’un défenseur du droit d’accès aux expertises.
  • Rendre l’expertise plus lisible, en misant sur la transparence et en créant un organe d’échanges entre les sciences humaines et sociales et le gouvernement.
  • Rapprocher les cultures : l’auteur propose par exemple d’organiser dans les ministères des « voies de remontée » du savoir de terrain.

Autant de propositions qui, pour « modestes » qu’elles soient, visent toutes, en s’appuyant sur la défiance, à faire de l’expertise un écosystème plus ouvert à la diversité des savoirs, en phase avec les attentes des citoyens et à l’écoute de leurs doutes.

Initiatives citoyennes et transition écologique : quels enjeux pour l’action publique ?

Nombre d’initiatives de la société civile inventent au quotidien dans les territoires les chemins d’une transition écologique et sociale. Ces projets, parce qu’ils expérimentent des usages et des pratiques de vie reliés aux ressources locales, peuvent renforcer la capacité de résilience de notre société. Aussi, mieux connaître et reconnaître cette capacité d’innovation, mieux accompagner et parfois aider à changer d’échelle ces initiatives qui marchent, sont des enjeux de transformation décisifs pour l’action publique.

Des chercheurs et des acteurs territoriaux ont croisé en 2016 leurs analyses et leurs expériences, à la demande du Commissariat général au développement durable. Cette publication retrace leurs travaux.

Elle conjugue analyse théorique de la transition, récits d’actions publiques menées en appui d’initiatives locales, et quelques pistes pour un nouvel âge de l’action publique.

Retrouvez la publication ici

RAPPORT ANNUEL 2016 CNDP

Directeur de la publication : Christian Leyrit
Rédactrice en chef : Alexandra Moreau
Conception graphique : Euro2C
Impression : Graphoprint

Baromètre de la concertation

Le Baromètre de la Concertation et de la décision publique

Il a été mis en place par Harris Interactive et Res publica pour connaître l’opinion des Français à propos des pratiques de la démocratie au quotidien. Il donne, chaque année, l’état de l’opinion concernant la notoriété des pratiques de concertation auprès des Français, leur niveau d’adhésion à la concertation, les thématiques sur lesquelles ils souhaiteraient être invités à donner leur avis. Il mesure aussi le niveau de participation des Français aux processus participatifs mis en place dans leur commune (de plus de 3 500 habitants), les raisons pour lesquelles ils participent ou non et leurs souhaits concernant l’avenir de la concertation.