Agenda des évènements

Retrouvez ci-dessous les événements à venir dans le champ de la concertation. Cet agenda est participatif : n’hésitez pas à y ajouter vos propres ateliers, conférences, séminaires, projections… !
Les activités organisées par ou avec l’Institut de la Concertation et de la Participation Citoyenne sont identifiés par le sigle | ICPC |. Retrouvez la liste des événements passés dans le ‘Calendrier’


11 évènements trouvés
  • LEGITIMITES D’EN HAUT, LEGITIMITES D’EN BAS : POSTURES D’ACTEURS

    Proposé par : Ladyss

    Du 25 juin 2018 au 26 juin 2018

    Toute la journée

    La question posée par ce colloque résulte des débats et réflexions développés dans le séminaire pluridisciplinaire de l’Axe 1 du Ladyss : « Recompositions socio-spatiales dans la globalisation », qui ont fait apparaître de façon récurrente la triple question de la légitimité/efficacité/utilité des acteurs, publics comme privés, individuels comme collectifs, en particulier dans le champ de la gouvernance des territoires et dans le contexte de la globalisation. Nous avons choisi ici de porter l’accent sur la question de la légitimité des acteurs dans le territoire, en la croisant avec le niveau spatial et le niveau de pouvoir auquel ils opèrent. En effet, la légitimité des uns n’est pas la légitimité des autres : question de point de vue et de posture. L’idée générale du colloque est d’analyser les façons qu’ont les acteurs publics et privés, individuels et collectifs de démontrer leur légitimité (leur droit) à agir dans les territoires que ce soit au niveau global (l’Etat) ou au niveau local (individus, collectivités locales…) et les arguments sur lesquels ils se fondent pour y parvenir. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 juin via le site : https://legitimites.sciencesconf.org/  
  • 3ème édition École d’été “démocratie, décentralisation, gouvernance” à Sciences Po Rennes

    Proposé par : Sciences Po Rennes

    Du 27 juin 2018 au 29 juin 2018

    Toute la journée

  • Les recherches participatives pour la transition écologique

    Proposé par : Programme REPERE

    Le 27 juin 2018

    09:00:00 - 18:00:00

    Les recherches participatives pour la transition écologique

    Constructions, savoirs, évaluations et appuis aux/des politiques publiques

    La complexité des enjeux environnementaux, sociaux et économiques d’un développement durable et l’urgence d’y faire face nécessitent plus que jamais que les politiques publiques s’appuient sur les connaissances issues de la recherche. En outre, les mutations liées à une transition écologique et solidaire requièrent une implication de l’ensemble des acteurs sociaux : les connaissances apportées par chacun de ces acteurs doivent contribuer efficacement à la réalisation de cette transition tout en rencontrant l’adhésion de l’ensemble de la société.
    Au regard de ces enjeux, le programme « Repere » du Ministère de la transition écologique et solidaire organise le 27 juin 2018 un colloque sur les recherches participatives, qui interrogera la construction des savoirs produits par ces recherches, leur évaluation et leur appui aux politiques publiques en matière de transition écologique.
    Le colloque vise également à faire un point sur les dispositifs de participation des parties prenantes à l’orientation de la recherche : au-delà de la capitalisation des acquis du programme « Repere », une confrontation avec d’autres expériences permettra un enrichissement mutuel des expériences. La richesse et l’efficacité des débats s’appuieront d’une part sur des retours d’expériences concrets et sur une participation active des ministères concernés, des organismes de recherche et d’expertise et des principales alliances engagées dans la réflexion autour ces thèmes.
    Inscription sur le site du programme

    Programme

    9h00 - 9h30 Accueil
    INTRODUCTION
    • Allocution de Laurence Monnoyer-Smith, CGDD - MTES
    • Introduction au colloque par Bernard Ancori, Commission pluraliste REPERE
    CONSTRUCTIONS : Quels dispositifs de construction des savoirs ?
    • Introduction à la thématique par Aude Lapprand, Sciences citoyennes
    • Table ronde avec les équipes Voce et Survivors, ainsi qu’avec Xavier Verzat, ATD Quart Monde
    • Discussion avec la salle
    SAVOIRS : Quelle est l’originalité des savoirs ainsi produits ?
    • Introduction à la thématique par Jean-Paul Billaud, NSS-Dialogues
    • Table ronde avec les équipes Repere-Masson et Oscar, ainsi qu’avec Aurélien Barrau, Université Grenoble Alpes, Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie, CNRS, IN2P3)
    • Discussion avec la salle
    13h10 - 14h30 Déjeuner sur place
    EVALUATIONS : Quelle appréhension du caractère novateur savoirs ainsi construits pour la transition écologique, tant sur le plan scientifique que sociétal ?
    • Introduction à la thématique par Jean-Baptiste Narcy, AScA
    • Table ronde avec les équipes AGVT et Particitae, ainsi qu’avec Xavier Hulloven, Innoviris - Bruxelles
    • Discussion avec la salle
    APPUIS : Quels types d’appuis les savoirs ainsi construits peuvent-ils apporter aux politiques publiques de la transition écologique ?
    • Introduction à la thématique par Patrice Bueso, DRI - CGDD - MTES
    • Table ronde avec les équipes Ecolocal et Refuge, ainsi qu’avec François Houllier, Université Sorbonne-Paris-Cité et Sylvane Casademont, MESRI
    • Discussion avec la salle
    CONCLUSION du colloque par le grand témoin
    • Pierre-Benoît Joly, INRA - LISIS et ALLISS
    18h10 Fin du colloque
  • “Les expérimentations démocratiques pour la transition écologique”

    Proposé par : GIS Démocratie et Participation

    Le 28 juin 2018

    09:30:00 - 17:30:00

    jeudi 28 juin 2018, amphithéâtre de la MSH Paris Nord, de 9h30 à 17h30
     
    Les 12 projets de recherche qui composent le programme Cit'in "Les expérimentations démocratiques pour la transition écologique" seront présentés.
     
     
    Le séminaire est ouvert à toutes et tous. Pour la logistique du repas de midi, merci de vous inscrire en indiquant par retour de mail votre présence à : cit-in@mshparisnord.fr.
     
     
    PS1 : La vidéo de la séance du 23 mars "Comment s'orienter dans la transition ?" est disponible sur la chaîne Youtube du programme Cit'in : https://www.youtube.com/watch?v=PDJTlqFPVUk
    ou sur le carnet de recherche Cit'in : https://citin.hypotheses.org/212
    Le texte des présentations et de la discussion du 23 mars est téléchargeable sur ces deux pages (ou directement http://www.participation-et-democratie.fr/sites/default/files/seminaire_23_mars-version_definitive.pdf)
     
    PS2 : La veille du séminaire Cit'in, le mercredi 27 juin, le colloque REPERE "Les recherches participatives pour la transition écologique" qui peut vous intéresser, se tient également à la MSH Paris Nord. L'inscription gratuite se fait à : http://www.programme-repere.fr/actualite/colloque-repere-2018/
  • Cycle Concertation et Numérique : Participation numérique, données personnelles & RGPD

    Proposé par : Institut de la Concertation et de la Participation Citoyenne

    Le 3 juillet 2018

    13:45:00 - 17:30:00

    RGPD et Démocratie Numérique

      Le 3 juillet 2018 à 13h45 à la Halle civique Superpublic, 4 rue la Vacquerie, 75011 Paris S'inscrire ici ! L’ICPC a le plaisir de vous inviter à la 6e séance du cycle « Concertation et numérique ». Dans le prolongement des séances précédentes, nous aurons le plaisir d’avoir une introduction thématique et la proposition par un chercheur d’une grille d’analyse regroupant quelques points de vigilances pour orienter la discussion de cas d’études en atelier avant un temps de partage collectif. A l’heure de l’application du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) qui mobilise l’attention de l’administration et du monde économique dans son ensemble, les acteurs de la concertation et de la participation citoyenne ne peuvent faire l’économie d’une réflexion sur les données numériques qu’ils recueillent, stockent et analysent. Quels sont les principes à respecter d’un point de vue réglementaire ? Quelles sont les bonnes pratiques à suivre pour que les citoyens soient en confiance avec les outils qui leur sont proposés ?   Cette séance se tient en partenariat avec « l'Observatoire des civic tech et de la démocratie numérique » porté par le think tank Décider Ensemble.   Programme :   13h45-  Accueil des participants. Clément Mabi et David Prothais   14h- Présentation liminaire de la CNIL sur les enjeux du RGPD (intervenant à confirmer) 14h30- Présentation de la grille d’analyse par Julien Rossi, chercheur à l’UTC Compiègne.   14h50- Répartition des participants en ateliers autour d’une série de retours d’expérience :  
    • La startup « civictech » Bluenove qui porte une plateforme participative
    • La startup « civictech » Open Source Politics qui porte une plateforme participative
    • Le groupe SNCF Réseaux, maître d’ouvrage de nombreuses concertations
    • Une collectivité à l’initiative de concertations (à confirmer)
      16h30- Restitution collective   17h Clôture Voir plus d'infos sur le cycle et s'inscrire ici : https://i-cpc.org/activites/cycle-concertation-et-numerique/
  • Vers un nouveau dialogue territorial ? Les règles de participation du public issues des ordonnances de 2016

    Proposé par : AFITE, en partenariat avec l’ANDRA, l’Institut de la Concertation et de la Participation Citoyenne, Décider Ensemble et UNICEM

    Le 4 juillet 2018

    09:30:00 - 17:30:00

    Les ordonnances du 3 août 2016 instaurent de nouvelles règles en matière de mode de participation du public pour les projets impactant l’environnement. Elles créent de nouveaux droits pour les citoyens et ouvrent de nouvelles perspectives pour les décideurs de projets publics ou privés (Etat, entreprises, collectivités…). Ce colloque se propose, au vu de l’analyse juridique des dispositions et sur la base de témoignages et d’exemples concrets et récents (conflits environnementaux, projets d’entreprises ou de personnes publiques…), d’examiner comment ces nouvelles règles sont vécues par les acteurs directement concernés, en quoi elles modifient les relations entre les parties prenantes (entreprises, services de l’Etat, collectivités locales, associations, chefs de projets…) et en quoi la politique d’ouverture qu’elles instaurent est susceptible de transformer ces relations. La journée sera articulée autour de présentations des nouvelles dispositions et de témoignages d’entreprises de plusieurs secteurs d’activités, d’élus et d’associations, ainsi que de deux tables rondes et d’ateliers qui permettront aux représentants de tous les acteurs concernés et à des responsables politiques de s’exprimer et de débattre. Près de deux années passées après la parution de ces ordonnances, le moment est venu de faire le point ! Colloque organisé par l’AFITE, en partenariat avec l’ANDRA, l’Institut de la Concertation et de la Participation Citoyenne, Décider Ensemble et l’UNICEM Présentation - Inscription Vous (ou votre structure) est membre adhérent-e de l'ICPC ? Vous avez droit au tarif "Membre" (voir bulletin d'inscription)
  • Bilan et perspectives de la concertation et de la participation citoyenne

    Proposé par : Institut de la Concertation et de la Participation Citoyenne

    Le 4 juillet 2018

    10:00:00 - 12:30:00

    Une séance de réflexion est organisée le mercredi 4 juillet à Nantes de 10H à 12H30 au Hangar 32 sur l'Ile de Nantes. Ce sera l'occasion d'échanger entre collectivités, associations ou encore prestataires et de venir alimenter les réflexions de l'Institut de la concertation et de la participation citoyenne. C'est également l'occasion d'échanger sur la création d'un groupe local de réflexion autour des thématiques de la participation. Pour ceux qui le souhaitent, les échanges se poursuivront autour d'un déjeuner. Plan d'accès Inscrivez-vous ici : inscription Cet atelier s'inscrit dans un cycle préparatoire à la rencontre qui se tiendra à Paris à l'automne 2018 à l'occasion des 10 ans de l'Institut. A bientôt ! Audrey DANIEL Marine RESSON Charlotte ZUCKMEYER
  • Participer permet-il de « mieux vivre » dans notre territoire ?

    Proposé par : Grenoble Alpes Métropole et ICPC

    Le 5 juillet 2018

    17:00:00 - 20:00:00

    Grenoble Alpes Métropole et l'Institut de la Concertation et de la Participation Citoyenne convient  les élus, membres d’associations, membres de conseils de développement, membres des instances participatives, chercheurs et praticiens à un atelier de réflexion et de partage d'expériences autour du thème : Participer permet-il de « mieux vivre » dans notre territoire ? L'objectif est d'échanger sur :
    • Les ingrédients de la notion de bien vivre dans un territoire.
    • En quoi la participation est un ingrédient, un critère du bien vivre sur un territoire ?
    • Est-ce que le fait de s’engager dans la participation indique que l’on s’engage pour le bien vivre ?
    • Peut-on définir collectivement des indicateurs de bien vivre ?
    Pour faciliter l'organisation, merci de vous inscrire :  inscription Cet atelier s'inscrit dans la préparation de la rencontre prévue à Paris à l'automne 2018 à l'occasion des 10 ans de l'Institut.  
  • International Youth River Camp on participatory methods in river basin management

    Proposé par : IRSTEA et Foundation Pro Terra Engiadina

    Du 7 juillet 2018 au 14 juillet 2018

    Toute la journée

    The Foundation Pro Terra Engiadina and the French project Partner IRSTEA are hosting an international Youth River Camp within the framework of the EU Project SPARE where you can: - meet other international young adults aged 18-25 - get to know a participatory process in river basin management and test the related methods - develop a different view on your river - become an ambassador for the future of your own river. During the Youth River Camp, you will: - get to know an exemplary participatory process - test and learn the related participatory methods - apply them in a river basin of your choice - have field trips to get to know the characteristics and challenges of the Inn river basin in terms of integrated river basin management The SPARE project partner IRSTEA (French National Research Institute of Science and Technology for Environment and Agriculture) will be responsible for the content and methodological support. The Camp will take place in Zernez, which is not only the gateway to the National park, but also the geographic center of the Engadin. Requirements for participation: - Aged 18-25 - interest in participatory methods and river basin management - willingness to participate the whole week and to spend approx. 4x half daysbexploring your own river in advance - ability to follow the course instructions in English - willingness to become a river ambassador and act for your river in the long term deadline for application: 15th May, 2018. Please send your CV and letter of motivation to: info@proterrae.ch This project is a part of the Interreg Project SPARE (Strategic Planning for Alpine River Ecosystems) that aims to gather, analyze and adapt strategic planning approaches in the management of rivers within the Alpine Region, to test innovative participatory methods within selected pilot case areas and to develop and adapt different tools for balancing use and protection of water.
  • Les élu·e·s aiment-ils la démocratie ? Le personnel politique face à la participation citoyenne

    Proposé par : GIS Démocratie et Participation, CERAPS (Université Lille 2), CED (Université de Bordeaux), CESSP (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

    Du 15 novembre 2018 au 16 novembre 2018

    Toute la journée

    Quel est le rapport des élu·e·s à la démocratie et à la participation citoyenne ? Comment perçoivent-ils leurs rôles de représentants, leurs statuts et leurs marges de manœuvre politiques? Comment appréhendent-ils le rôle des citoyens en démocratie et les compétences qui leurs sont associées ? En quoi ces enjeux délimitent-ils différents profils d’élus et différentes trajectoires politiques ? Quels sont les rapports des élus et des organisations partisanes aux réformes institutionnelles démocratiques ou à la problématique et la “cause” de la démocratisation de la démocratie ? Telles sont les questions qui seront au centre de ce colloque. Dans une démarche résolument compréhensive, nous privilégierons les recherches reposant sur des matériaux empiriques solides (entretiens, archives, observations, etc.) donnant à voir la façon dont les élus se représentent ce que doit être la « bonne participation », comment ils conçoivent la demande sociale de participation, fabriquent sur cette base des politiques de participation (souvent qualifiées de “politiques d’offre”) et tirent des leçons et des enseignements sur leurs propres expériences démocratiques. A la croisée d’interrogations touchant la sociologie de l’action publique, des rôles et des comportements politiques, ce colloque a pour ambition de faire le point sur le rapport du personnel politique à la démocratie et la participation citoyenne. Les communications attendues pourront porter sur différents axes. –       Axe 1 : Les perceptions ordinaires de la démocratie parmi le personnel politique –       Axe 2 : Les élus, des agents contraints dans l’espace politique, économique, technocratique ? –       Axe 3 : Les élus face à la participation, pour ou contre la démocratie ?

    1 : Les perceptions ordinaires des élus de la participation et de leur rôle en démocratie

    DISCOURS ET REPRÉSENTATIONS DE LA PARTICIPATION ET DU RÔLE DE REPRÉSENTANT

    Le gouvernement représentatif s’est recomposé depuis trois décennies avec l’émergence d’un impératif participatif, la multiplication des espaces de concertation et des dispositifs de démocratie participative venant interroger la place et le rôle des gouvernants dans ce contexte renouvelé. L’ambition de ce colloque est de saisir la façon dont les professionnels de la politique et les élus perçoivent ces transformations, comment ils appréhendent dans ce contexte leur rôle en tant qu’élus, mais aussi celui des citoyens. Quelles formes de démocratie les élus valorisent-ils ? Comment parlent-t-ils de la démocratie, comment problématisent-ils les attentes des citoyens ? Des communications sont attendues sur la manière dont les élus locaux ou nationaux se représentent leur rôle s’agissant de leur rapport à la société et leur travail de médiation des différents intérêts sociaux sur le territoire. Les élus ont en effet pu être objectivés comme des acteurs « peu dialogiques » du débat public dans le cadre de dispositifs participatifs officiels (Lefebvre 2007). Les conclusions des travaux sur la démocratie et la participation convergent pour souligner leurs résistances pratiques, mais leur rapport politique ou intellectuel à la participation a peu été analysé. C’est ce manque qui pourrait être comblé en mobilisant des travaux empiriques visant à recueillir leurs discours et à les décoder. Ces questionnements invitent aussi à déconstruire la figure de l’élu, pour rappeler l’hétérogénéité, la différenciation et la hiérarchisation de ce groupe, tant entre les échelons qu’à chaque niveau. Les effets de sélection sociale(Koebel 2012; Boelaert, Michon, et Ollion 2017), genrée (Paoletti et Rui 2015) et raciale (Avanza 2010; Geisser et Soum 2008) dans l’accès aux positions électives et dans la hiérarchie de ces différentes positions, sont connus. Mais est-il possible de prolonger ces analyses au prisme des rapports que les élus entretiennent à la démocratie ? On note en ce sens la différence entre petits et grands élus (Rui 2004), qui peuvent plus ou moins instrumentaliser la participation. Comment les élus intègrent-ils à leur action la thématique des « innovations » démocratiques, notamment au travers du développement circonstancié d’une offre de participation publique (Gourgues 2013; O’Miel 2015) ? La question du rapport des élus à la démocratie interroge plus largement les modalités et les moyens auxquels les élus ont recours pour affirmer leur représentativité et leur légitimité. Alors que la théorie politique s’intéresse de façon croissante aux « prétentions à la représentation » (Saward 2009; Dutoya et Hayat 2016), nous nous pencherons ici sur la façon dont les élus tentent d’incarner – par la présentation de soi, l’hexis ou le discours – certaines conceptions du peuple et de ce qu’être un bon représentant signifie à leurs yeux.

    LES ÉLUS ET LE RÉFORMISME INSTITUTIONNEL. DANS QUELLE MESURE LES TRANSFORMATIONS DU MÉTIER DE REPRÉSENTANT FAÇONNENT-ELLES LEUR RAPPORT À LA PARTICIPATION ?

    Quel rapport ces différents élus entretiennent-ils avec le réformisme institutionnel, notamment en ce qui concerne les volets qui ont pour visée la déprofessionnalisation du politique ou une participation citoyenne plus intense ? Ces entreprises contemporaines de déspécialisation politiquetouchent directement les élus, notamment concernant le cumul des mandats,à travers la loi de décumul de 2014 mise en œuvre depuis 2017 (Marrel, Morrand, 2018). Ces discours critiques sur la professionnalisation politique, produisant des effets à travers de nouvelles règles de limitation des mandats par exemple, affectent-ils la manière dont les élus se représentent leur rôle ? Ces réformes et discours critiques produisent-ils des effets participatifs ou au contraire des postures de défense du gouvernement représentatif ? D’ailleurs, au-delà des clivages partisans, observe-t-on un corporatisme électif, visant à conserver le monopole de la décision publique ou les attributs qui y sont liés ? A partir de quels protocoles méthodologiques peut-on observer les coulisses des scènes politiques où, par-delà les discours convenus, les élus et leurs entourages prennent des décisions et jugent la participation des citoyens ? L’incapacité de la démocratie participative à réenchanter le lien représentatif après plusieurs décennies marquées par une forte institutionnalisation génère-t-elle chez les représentant.e.s politique un discours critique systématisé, sur l’inutilité, l’inanité ou le risque du recours à la participation ?

    EN QUOI CES CONCEPTIONS ORDINAIRES DE LA DÉMOCRATIE ONT ELLES UN EFFET SUR LA DÉMOCRATIE PARTISANE ?

    L’échelle nationale pourra être légitimement convoquée, pour inclure des travaux sur les parlementaires, les gouvernements ou les partis politiques. Quelles organisations politiques investissent le créneau du participatif ou du réformisme institutionnel ? Avec quels effets et quelles limites ? Dans le cas des partis politiques, on pense par exemple aux références à la 6èmeRépublique, au tirage au sort ou au budget participatif, aussi bien en termes de postures dans le débat public et la compétition politique, qu’en termes de démocratie interne dans ces organisations. Parmi tous les volets du réformisme institutionnel, quelles propositions se concentrent davantage sur la participation des citoyens ? Qui les portent ? Autour de quels référentiels ? Comment ce réformisme démocratique, initialement confiné à des espaces militants et académiques, a-t-il gagné certains élus centraux du champ politique ? Comment les élu·e·s recherchent-ils de nouvelles légitimités et de nouvelles définitions de leurs fonctions ? En quoi cela fait écho à d’autres enjeux de la compétition politique (renouvellement politique, générationnel, paritaire…) ?

    2 : Les élus, des agents contraints dans l’espace politique, économique, technocratique ?

    DES CONTRAINTES STRUCTURELLES ? CRISE DE LA REPRÉSENTATION, AUSTÉRITÉ ET IMPUISSANCE DU POLITIQUE

    Les prises de position des élus doivent aussi se comprendre au regard de leurs positions dans différents espaces et en fonction des contraintes avec lesquelles ils doivent composer ou qu’ils instrumentalisent. Ainsi, des éclairages sont attendus sur les différents enjeux structurels et effets de contexte qui déterminent les prises de positions des élus sur les enjeux démocratiques. Post-démocratie (Crouch 2004; Brown 2015), impuissance du politique, dépolitisation, impératif délibératif (Blondiaux et Sintomer 2002), crise de la représentation, voire « mise en crise » faisant de cette notion « une entreprise de maîtrise symbolique destinée à préserver le jeu politique » (Mazeaud 2014)… En quoi ces évolutions signeraient-elles une nouvelle métamorphose du gouvernement représentatif (Manin 1995) et comment la question de la participation des citoyens s’y intègre ? Faut-il valider l’hypothèse que « c’est au moment où le politique semble perdre de sa capacité à agir sur le monde social que ceux qui détiennent le pouvoir sont contraints de le partager » (Lefebvre 2007). Ces questions générales pourront ici être revisitées à l’aune de la question de la participation citoyenne, pour évoquer les effets sur le politique des évolutions globales de la démocratie, mais aussi plus concrètement des contraintes qu’exercent les cadres normatifs, juridiques, budgétaires et organisationnels sur l’action des politiques.

    ELUS, FONCTIONNAIRES ET LUTTES D’INSTITUTION : LE POIDS DU POLITICO-ADMINISTRATIF

    Dans l’étude de ce que signifie représenter, l’élu·e est aussi reconsidéré.e comme nom propre d’une entreprise collective, « la représentation saisie par les équipes » (Paoletti 2014, 119) : les collaborateurs et les entourages, du champ politique et de ses champs adventices (Offerlé 2004) font ainsi partie de l’analyse de la construction du pouvoir politique, autant dans ses aspects organisationnels qu’idéologiques. Ainsi, il faudrait questionner les effets des luttes d’institutions sur la démocratie, en soulignant comment élus, fonctionnaires, consultants et groupes d’intérêts y jouent un rôle (Mazeaud et Nonjon 2018). Des développements circonstanciés sur différentes coalitions de cause, « élus-DGS-directeur de cabinet » semblent une entrée fructueuse pour concrétiser empiriquement ces aspects. On avance ainsi souvent que les innovations démocratiques les plus « radicales » doivent être portées par les acteurs politiques centraux (Maires, Présidents de région, etc.) et leurs entourages (DGS, DGA, etc.), mais dispose-t-on d’éléments plus systématiques à cet égard (Sintomer, Herzberg, et Röcke 2008; Mazeaud 2010). De même on entend distinguer différentes catégories d’élus, selon leurs positions, leurs statuts, leurs délégations, et interroger en quoi ces différentes positions déterminent tendanciellement prises de (non)position sur les enjeux démocratiques ? On pourra aussi aborder les effets micro-relationnels au travers de la restitution du suivi rapproché d’équipes politico-administratives et de leurs interactions, tout comme les effets se rapportant directement aux parcours biographiques de ces « élus (plus ou moins) participatifs ».

    LES ÉLUS FACE AUX CONTRE-POUVOIRS : INSTRUMENTALISATION OU RÉPRESSION DE LA PARTICIPATION ?

    Enfin, ces propositions permettent en creux d’interroger le rapport des élu·e·s à la « contre-démocratie » (Rosanvallon 2006) et aux contre-pouvoirs. Quelles places ont le conflit, la démocratie agonistique (Mouffe 1999, 2005), la démocratie d’interpellation (Bacqué et Mechmache 2013; Cossart et Talpin 2015), l’empowerment (Biewener et Bacqué 2013) dans l’univers mental et pratique des élu·e·s ? Quelles sont les réactions (d’indifférence ? d’enrôlement ?) des élu.e.s concerné..e.s face aux expérimentations démocratiques éventuellement menées sur le territoire de l’élection ? Quelles tactiques et stratégies sont mises en œuvre pour coopter, contrôler ou domestiquer des acteurs qui viendraient mettre en cause la légitimité élective (Talpin 2016) ?

    3 : Les élus face à la participation, pour ou contre la démocratie ?

    LES ÉLUS ET LA FABRIQUE DE L’ACTION PUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU LOCAL AU NATIONAL

    La démocratie participative, entendue comme production d’une opinion publique entre deux élections à travers des dispositifs et procédures s’est fortement institutionnalisée depuis le début des années 1990 (Blondiaux 2005, 2008), notamment au plan local, et génère en même temps déception, insatisfaction, critiques et peut-être repli vers d’autres modes d’exercice du pouvoir politique ou indifférence. L’offre publique de participation (émanant des autorités politiques) peine à rencontrer l’offre civile (émanant de la société civile), et plus encore de réelle demande sociale, alors même que la critique de la politique peut être interprétée par une catégorie de personnel politique comme une demande d’autorité, de leadership, d’efficacité. Y-a-t-il chez les élus une tentation technocratique qui irait à rebours de l’impératif délibératif ? Les élus alimentent-ils une certaine « haine de la démocratie » (Rancière 2005) dans leurs rapports à la participation ? Alors que les recherches sur la démocratie participative se sont multipliées depuis une quinzaine d’années (Blondiaux et Fourniau 2011), il n’existe quasiment aucuns travaux prenant pour objet de façon centrale le rôle et la place des élus dans ce contexte de transformation du gouvernement représentatif. De nombreuses recherches ont souligné la responsabilité centrale des représentants non seulement dans l’insatisfaction associée aux expériences participatives mais aussi dans des processus de dédémocratisation (Brown 2015), pour autant ces acteurs – aussi bien leurs perceptions de ces processus que leurs pratiques – ne sont quasiment jamais étudiés sous ce prisme problématique spécifique. L’ambition de ce colloque est dès lors de poser les jalons d’une sociologie du rapport des élus à la démocratie. Nous invitons en ce sens à aller observer au plus près la fabrique de l’action publique démocratique dans son travail politique dédié ou spécialisé.

    UNE TYPOLOGIE DES ÉLUS FONCTION DE LEUR RAPPORT À LA PARTICIPATION

    Ce colloque servira également à tester et discuter une typologie – qu’on ne peut qu’esquisser ici – du rapport des élus à participation. Qui sont les adjoints à la participation dans les villes ou les villages ? Les Vice-présidents en charge de ces questions dans les régions, les départements et les EPCI ? Quel est le poids des variables de genre et d’orientation partisane dans la spécialisation de certains élus sur les thématiques démocratiques ? Ce colloque s’intéressera tant aux élus sectoriels spécialisés sur les questions de participation et de citoyenneté, qu’au rapport des élus en général à la participation des citoyens, tel qu’il peut émaner des débats parlementaires sur la démocratie de proximité ou la politique de la ville. Les “élus” attendus ne sont pas seulement locaux. Ils peuvent être des parlementaires ou des ministres impliqués dans des démarches de participation. Au-delà d’une focale sur les « élus participationnistes » (Petit 2017), peut-on construire des idéaux-types d’élus selon ce critère du rapport aux enjeux démocratiques et aux principes participatifs. Qui sont les élu.e.s participationnistes ? Et en creux, celles et ceux qui ne le sont pas ? Trois types d’élus peuvent à ce titre être distingués: (1) les croyants (et parmi eux les croyants-managériaux, qui voient dans la participation un moyen efficace de moderniser l’action publique et de prévenir les conflits, et les croyants-militants, qui défendent une démocratisation de la démocratie); (2) les opposants, qui critiquent plus ou moins ouvertement la participation et ne s’y plient que sous la contrainte et à reculons (nous chercherons également ici à interroger les conditions d’énonciation – en public et face au chercheur – d’une critique de la participation) ; (3) les agnostiques. Il conviendra dans tous les cas d’interroger le poids de la variable partisane et générationnelle (et des socialisations militantes et politiques des représentants) dans le façonnement du rapport à la participation des élus. Ce faisant, ce colloque invite à retravailler le rôle des croyances dans l’action publique. * Cette journée accueillera des travaux sociologiques ancrés empiriquement, relatifs à différentes situations historiques, contextes nationaux ou locaux, et conjonctures routinières ou critiques. Les propositions de communication pourront traiter un ou plusieurs des axes de réflexion listés ci-dessus. Toutes les approches méthodologiques et théoriques sont les bienvenues, et les échanges permettront d’éprouver relationnellement les techniques d’enquête sur ces questions. Les propositions de communication pourront s’appuyer sur des recherches en cours ou terminées, ou sur la réanalyse de travaux ne portant pas de façon centrale initialement sur ces questions jusqu’alors peu explorées. Le développement proposé invite à faire dialoguer entre elles différentes perspectives. Les travaux sur la démocratie participative, les élus et le personnel politique ou administratif, les partis politiques ou l’action publique, au niveau local comme au niveau national ou européen, sont tout autant compris comme permettant d’éclairer un pan du questionnement. Ainsi ce nouvel éclairage pour les études sur la participation et la démocratie, vise aussi à travailler aux conditions d’un désenclavement avec des travaux proches en sociologie de l’action publique ou en sociologie des élites et du champ politique. L’entrée attendue est bien celle des élus et du personnel politique, leurs pratiques et leurs représentations, plutôt qu’une entrée centrée sur des politiques publiques ou des dispositifs participatifs. * Les propositions de communication de deux pages maximum (ou 6000 signes), sont à envoyer d’ici au 31 mai 2018, via la plateforme :https://eluesetdemo.sciencesconf.org Elles devront indiquer le statut et l’affiliation des proposant.e.s, un titre et un résumé de la communication envisagée. Ce dernier devra notamment préciser les terrains et méthodes mobilisés dans la recherche.